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Something causing fear to fly. [j.]

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MessageSujet: Something causing fear to fly. [j.] Sam 21 Mai 2011 - 20:49


The sun is in the east, rising for the beasts and the beauties..


Du coin de l’œil, Livia observa Max bailler de l’autre côté de la table. Ses yeux étaient vitreux et avaient un mal fou à rester ouverts ou à se focaliser sur les lettres du rapport qu’ils étaient en train de lire. Elle n’avait pas besoin de sentir l’odeur qui se dégageait de lui. Il se faisait tard et même son sang s’étirait en langueur dans ses veines. La vampire tourna délicatement la page et grimaça en découvrant les photographies du crime dont Klaus était accusé. Un mortel avait été vidé de son sang et les autorités avaient sauté sur l’occasion pour accuser un vampire. Seulement, Livia connaissait l’allemand depuis 1989. Il était un pacifiste comme elle. Ils s’étaient rencontrés, avec Norman, en Allemagne de l’Est, se battant avec les mortels pour faire tomber ce fameux mur et dans la liesse, ils avaient fait connaissance. Klaus était peut être un nouveau né mais il savait se maîtriser. Grâce à lui, elle avait découvert qu’elle n’avait rien d’exceptionnel et que d’autres vampires nouvellement transformés avaient pu refuser de s’alimenter de sang humain dès les premières heures. Elle ne supportait pas l’idée de savoir cet épris de liberté entre quatre murs. Il aurait pu s’enfuir. Elle l’y aurait sans doute aidé mais il n’était pas de ce genre là. Un nouveau bâillement beaucoup moins discret émana de Max.

« Tu devrais rentrer. » « Non, ça va. » « Max, il est presque 3 heures, tu devrais être chez toi. » « Tu es là toi. » « Je n’ai pas besoin de dormir. Rentre chez toi. » « Non, c’est le seul moment où on peut se voir. » « Max … » « On ne te voit plus la journée. » « Je sais mais j’ai envie de partager le maximum de temps avec Jimmy tant qu’on peut. » « Il n’a pas 30 ans. La plupart des gens approchent le centenaire maintenant. » « C’est un battement de cil pour moi. » « C’est difficile ? » Elle préféra ne pas répondre et se racla la gorge. Oui, c’était difficile. Avec un vampire, cela aurait sans doute été plus facile. Elle n’aurait pas à faire attention à sa température corporelle ou à mesure sa force lorsqu’elle étreignait son mari. Et elle n’aurait pas à craindre chaque coin de rue, chaque crissement de pneu ou chaque objet tranchant. Mais peu importait. Cela en valait la peine. « Rentre chez toi, rejoindre Jude. Je vais terminer ça. » « Mais. » « C’est un ordre, Max ! Va rejoindre Jude et embrasse le de ma part. » « Ah non, je l’embrasse de ma propre part. » Max se leva finalement et lui fit signe de la main avant de quitter les lieux.

Deux heures plus tard, Livia referma le dossier, éteignit les lumières et ferma les portes du centre du VRA. Ils avaient été victimes plusieurs fois de vandalisme et de cambriolage mais tant du point de vue finance que sécurité, il fallait être stupides pour oser s’attaquer à des vampires. Ils savaient tous qui était derrière ces attaques incessantes. Le maire de Monroe et sa clique ne s’en cachait pas. Mais la suédoise ne s’en souciait pas. Ils avaient autant le droit de s’exprimer qu’eux et c’était tout ce qu’elle demandait. Elle rentra à allure normale chez elle. Depuis son arrivée en ville, même si tout le monde connaissait son statut de vampire, plus encore de légende, elle minimisait au maximum les aspects vampiriques qu’elle possédait. Elle avait toujours eu un petit appétit et le commerce légal était suffisamment développé maintenant pour combler ses envies. Les rues avaient beau être dangereuses la nuit, y compris pour les êtres des ténèbres, elle continuait d’avoir son inconscience.

Elle pénétra sans bruit dans l’agréable pavillon que Jimmy et elle avaient pu s’acheter. Décoré avec goût, tant d’un point de vue extérieur qu’une fois à l’intérieur, il ne donnait pas l’impression qu’un vampire vivait là. Nul ne l’ignorait cependant et plus d’une fois ils avaient eu leur porte blanche taguée, leurs vitres brisées ou leurs fleurs ravagées. Parvenue à l’étage, elle prit en silence une douche brûlante afin de réchauffer son corps au maximum avant de se glisser dans le lit deux places déjà occupé et d’observer avec tendresse la poitrine de son époux se soulever lentement à intervalle régulier. Elle ne fit aucun bruit et imprima dans son esprit chaque bruit, chaque trait de son visage paisible, chaque épi de cheveux. Oui, cela pourrait être plus facile si elle retournait avec un vampire. Rien ne la forçait à rester pour une éternité avec lui. Seulement, elle était heureuse et apaisée à nouveau. Elle avait été détruite il y a près de 40 ans. Norman l’avait reconstruite et maintenant, c’était au tour de Jimmy de réparer les dégâts causés. Ce n’était pas juste, elle en avait conscience. C’était à elle de s’occuper de lui et non l’inverse. Mais à ses côtés, elle pansait ses plaies et elle apprivoisait à nouveau le concept de l’amour doux, pur et sans drame.

Deux heures plus tard, elle le vit commencer à s’agiter et un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’il reprenait progressivement conscience. Elle avait de nouveau pris une douche brûlante moins de 5 minutes auparavant et se rapprocha ostensiblement alors qu’il battait des paupières. « Bonjour. » murmura-t-elle dans un souffle. Elle caressa tendrement ses cheveux, son regard ne quittant pas le sien.

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Dernière édition par Livia Hagebak-Dorsey le Sam 25 Juin 2011 - 20:56, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Sam 28 Mai 2011 - 8:34

Comme à son habitude Jimmy rentra chez lui sur les coups de 18h30, une poche de plat à emporter dans la main, dans l'autre son téléphone portable. Il envoyait un texto à Livia, prenant de ses nouvelles pour savoir comment se passait l'histoire de Klaus et aussi pour lui dire qu'elle lui manquait, comme chaque soir. Cedrtes Livia ne passait pas toutes ses soirées au centre mais Jimmy savait qu'il ne pouvait la garder avec lui à chaque instant. Ils avaient dus tous deux faire des compromis, parfois durs, mais Jimmy ne regrettait rien. Il aimait Livia et elle le rendait plus heureux que james, et il aimait à penser que la réciproque était vraie. Il appuya sur la touche 'envoyer' puis arriva devant leur pavillon. Il le regarda quelques secondes, cherchant des traces de vandalisme mais pour ce soir rien à signaler. Ce fut soulagé que Jimmy entra chez eux, déposant ses affaires à l'entrée avant d'aller directement vers le frigo pour se préparer un jus d'orange. Il ne faisait plus attention aux bouteilles rouges sang maintenant, le frigo étant partagé en deux. Les gens lui posaient souvent des question sur le sujet de la nourriture mais Jimmy se refusait à y répondre, ils n'étaient pas des bêtes de foire et puis la télé-réalité s'en chargeait pour eux, véhiculant stéréotypes en tout genre qui avaient le don de l'énerver. Plus d'une fois la télé avait failli faire un vol plané, et pourtant Jimmy n'avait pas un tempérament violent mais ce genre de choses là avait le don de le faire sortir de ses gonds. Heureusement que Livia était là pour le calmer et le faire relativiser.

Jimmy rangea la bouteille de jus d'orange dans le frigo et se dirigea ensuite vers la salle de bain pour prendre une longue douche qui le détendit, lui faisant oublier la journée passée. Pas qu'elle avait été mauvaise mais elle aurait pu être meilleure. Une quainzaine de minutes plus tard il sortit de la cabine de douche, passant la serviette autour de ses hanches avant de rejoindre la chambre pour s'habiller. Il s'installa ensuite devant son ordinateur, vérifiant ses mails et préparant de prochaines commandes pour la boutique avant de prendre sans repas sans grand entrain. Il renvoya un nouveau message à sa belle puis s'installa devant la télé, mettant un dvd avant de s'installer sur le canapé. Il s'endormit aux 3/4 du film et fut réveillé en sursaut par le générique de fin. Il n'était pourtant pas très tard mais Jimmy alla tout de même se coucher, espérant qu'il pourrait voir Livia le matin avant de partir au travail.

Jimmy n'entendit pas Livia se glisser dans le lit mais instinctivement se rapprocha de son corps et de sa chaleur éphémére, et ne se réveilla que deux heures plus tard, au doux son de sa voix. Il croisa son regard et un sourire étira ses lèvres. Elle était tout simplement magnifique, les reflets dorés dans ses cheveux contrastant avec la blancheur de sa peau. Ses lèvres elles aussi étirées en un sourire bienveillant et amoureux, que pouvait il demander de plus ?

"Bonjour belle demoiselle..." dit il d'une voix encore ensommeillée. La voir juste après le réveil était un pur plaisir, il savait qu'elle ne dormait mais mais elle restait à ses côtés, attendant qu'il revienne de ses rêves, l'apaisant quand ils avaient été mauvais. Il ferma les yeux quelques secondes en sentant la caresse sur ses cheveux, ses doigts chauds frollant son cuir chevelu à chaque passage, le faisant légérement frissonner. Il leva sa main et caressa sa joue quelques secondes avant de se redresser et de prendre ses lèvres entre les siennes, un tendre baiser qui acheva de le faire basculer dans le monde éveillé.

"Tu m'as manqué hier soir..." murmura t'il contre sa peau alors que ses lèvres se nichérent dans le creux de son cou pour y déposer un court baiser. Sa main descendit alors sur la nuque de la jeune femme et il croisa de nouveau son regard auburn.

"Comment s'est passée ta soirée au centre ?" demanda t'il, pas décidé à quitter son lit et Livia.

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Dim 29 Mai 2011 - 18:17

« Madame. » le corrigea-t-elle dans un murmure. « Je suis une femme mariée, monsieur. » Elle ne put s’empêcher de pousser un très léger gémissement en sentant les lèvres douces et desquelles émanait une chaleur agréable. « Et fidèle. » ajouta-t-elle en continuant de l’embrasser, un sourire sur son visage. « Et incroyablement éprise de mon mari. » Elle se mordilla la lèvre en prenant bien garde à ne pas le blesser, quantifiant chacun de ses gestes lorsqu’elle était autour de lui. d’une certaine manière, c’était une chose épuisante à faire mais nécessaire cependant. Elle avait toujours peur de le blesser lorsqu’elle laissait le désir prendre le dessus et veiller à chaque instant à ce que l’animal tapi en elle reste consciencieusement enfermé dans sa cage dorée. Un frisson la parcourut tandis que sa main se glissait sous le t-shirt du jeune homme, espérant qu’elle ne soit pas déjà froide mais ne se faisant guère d’illusion en constatant la quasi-fièvre de la peau de Jimmy comparé à la sienne. Elle poussa un soupir et lui sourit doucement lorsque leurs regards se croisèrent à nouveau. Elle aurait voulu rester plus longtemps avec lui la veille mais elle devait voir les membres humains de l’association au moins une fois par semaine. « Tu m’as manqué aussi. »

Malgré la longévité de Livia, elle avait souvent l’impression qu’ils avaient parcouru un long chemin ensemble alors que cela ne faisait que quelques années au final. La première fois qu’elle avait posée les yeux sur lui, elle avait immédiatement remarqué la douceur de son regard. Du moins, c’était ce qui l’avait le plus marqué à l’époque mais elle ne s’était pas davantage attardé. Elle sortait tout juste d’une relation et n’avait jamais envisagé les humains comme des petits amis potentiels, moins encore comme des maris. Elle était sortie quelques semaines à peine avec un autre vampire, également membre du VRA, mais ça n’avait jamais été plus loin que des discussions et un baiser sur la joue. Ce n’était pas facile de se remettre d’une relation de trois décennies. Il lui fallait la bonne personne qui finalement était juste sous ses yeux. Elle avait perdu tant de temps avant de les ouvrir et ne voulait plus perdre une seule minute. Si elle s’écoutait, elle serait capable de rester attachée à Jimmy sans jamais le lâcher. Sa vie passait trop vite. Cela faisait déjà presque cinq ans qu’ils étaient en couple. Le temps passait beaucoup trop vite.

Elle détourna le regard à sa question et son sourire s’attrista. Elle prit quelques minutes avant de répondre d’un air las et démoralisé. « On avance petit à petit sur le dossier de Klaus. » Finalement, elle se détacha de Jimmy afin de s’installer sur son dos et d’entreprendre d’observer le plafond. « Ils ont un coupable idéal. » Elle haussa les épaules. Elle avait parfaitement conscience que même s’ils parvenaient à trouver le véritable meurtrier et qu’ils le traînaient jusqu’au poste de police le plus proche, Klaus ne serait jamais libéré. Les vampires étaient clairement haïs dans n’importe quel pays et plus encore dans le sud des Etats-Unis, les plus rétrogrades qui soient. Outre le fait que Babylon était importante dans son histoire, c’était la raison pour laquelle Livia était revenue ici. Elle voulait faire changer les mentalités là où ce serait le plus difficile. Elle laissait la Californie et New York aux autres. Jimmy cependant était la raison qui la faisait rester et continuer à avancer. « C’est tellement frustrant. Quoi que je fasse, quoi que je dise, j’ai l’impression que jamais on ne nous acceptera. »

Elle tourna la tête vers lui et caressa avec une douceur infinie ses lèvres. « Il suffit de nous regarder pour se rendre compte qu’ils ne sont pas prêts pour vivre en paix avec les vampires. Je ruine ta vie et elle est si courte. » Elle s’installa sur le côté et se rapprocha de son époux alors que sa main descendait dans sa nuque, caressant inconsciemment ses courts cheveux qui descendaient jusque là. L’idée lui avait traversé l’esprit et elle avait été à plusieurs reprises à deux doigts de l’exprimer tout haut lorsqu’elle observait Jimmy vaquer à ses occupations dans sa cuisine ou lorsqu’il se réveillait à ses côtés comme en cet instant précis. Durant ces moments où l’idée de le perdre un jour lui était insupportable. Alors oui, elle avait imaginé qu’elle pourrait le transformer un jour ou l’autre. Mais cette idée était aussi furtive que malvenue. Elle ne souhaitait ça à personne, pas même à son pire ennemi, alors moins encore à la personne qu’elle aimait le plus au monde. « Parfois, j’en veux tellement à ces californiens qui nous ont révélé. Tout serait tellement plus simple si l’on pouvait continuer à se dissimuler dans les ombres de la nuit. » soupira-t-elle.

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Lun 6 Juin 2011 - 21:00

"Pardonnez mon erreur..." répondit Jimmy avec un large sourire, déposant un baiser dans son cou, profitant du bonheur simple qui lui était offert. Il savait que leur histoire avait été le fruit d'un long combat, débuté avant même sa naissance. Si certains détestaient l'existence des vampires pour diverses raisons, lui l'appréciait pleinement car s'ils n'avaient pas existés alors jamais il n'aurait pu rencontrer la femme de sa vie. Oh bien sûr leur histoire n'était pas conventionnelle aux yeux du monde, ils étaient une aberration, une erreur, elle ne pouvait pas l'aimer, ou du moins le saigner sans qu'il s'en rendre compte. Jimmy était conscient des ragots qui circulaient dans le dos, voire même face à eux.Et il avait apprit à composer avec car à côté de l'amour que Livia avait pour lui, ce n'était rien, une simple poussière dans leur histoire.

"Quel homme chanceux..." reprit il, ses lèvres touchant la peau de sa femme à chaque syllabe prononcée. Il ne put empécher un frisson de parcourir son corps en sentant sa main froide caresser avec tendresse sa peau.

"Tu y retournes ce soir ?" demanda t'il, espérant égoistement peut être qu'elle reste avec lui ce soir, mais le jeune homme savait que la vie d'un des siens étaient en jeu dans cette histoire et il s'était toujours promit de ne jamais s'interposer dans leurs histoires, et les aider si c'était possible.

Quand Livia se détacha de lui Jimmy se tourna sur le côté, sa main sous la couette posée sur le ventre de la jeune femme. Il n'aimait pas la voir ainsi, frustrée de ne pouvoir avancer, sachant pertinemment que quoiqu'ils trouvent, Klaus risquait d'être enfermé pendant un long, très long moment. Les juges eux mêmes ne savaient pas quoi vraiment faire, comment le juger, devaient ils écrire de nouvelles lois, spécifiques aux vampires ? Ou le juger comme un homme ? (si bien sûr procès il y avait lieu).

"S'il y a quoi que ce soit que je puisse faire..."

Jimmy n'avait jamais rejeté le vampire chez Livia, il avait apprit à composer avec cette partie d'elle, elle lui avait confessé son passé et il aurait pu partir à n'importe quel instant mais quelque chose de fort le liait à la vampire, un amour puissant, passionné qui le rendait encore plus vivant avant qu'il ne la rencontre. Leurs destins étaient liés, il n'y avait pas d'autre alternative et oui, elle vivrait probablement plus longtemps que lui, mais ils avaient le temps de s'inquiéter du passé, c'était ce que se disait Jimmy.

Il ferma les yeux quelques secondes et sourit en sentant la caresse de son doigt sur ses lèvres avant de plonger son regard dans celui de sa femme. Il n'aimait pas entendre ce genre de chose, sa vie n'était pas ruinée parce qu'il l'avait épousée. Longtemps il avait cherché l'amour sans penser le trouver et maintenant il y avait un nouveau sens à sa vie, un but précis. Ils n'auraient certes pas la famille 'classique', mais Jimmy avait trouvé LA personne avec qui partager sa vie, et chaque jour il se réveillait avec le sourire aux lèvres.

"Ce n'est pas vrai...tu as rendu ma vie meilleure..." murmura t'il avant de lever un doigt pour l'imiter, l'intimant de ne pas parler, "...j'avais peur de ne pas trouver l'amour avant toi Livia...tu as tout changé, mais pas en mal...en bien." rajouta t'il avant de déposer un nouveau baiser sur ses lèvres.

Il savait à quoi elle pensait, sa famille qu'il n'avait plus vue depuis presque un an maintenant. Livia l'encourageait à reprendre le contact mais lui ne le souhaitait pas, sa dernière conversation avec sa mère un souvenir encore trop cuisant dans son esprit. Ca avait été dur mais le choix avait été clair, tant pis pour ceux qui ne pouvaient, ou ne voulaient pas comprendre et accepter. Il se rapprocha un peu plus d'elle, leurs corps collés l'un à l'autre. Il traça le contour de sa joue à l'aide de son doigt avant de poser sa main dans son cou.

"J'imagine..." répondit il avec un faible sourire. Leurs vies seraient probablement différentes, peut être même ne seraient ils pas ensemble si ça avait été le cas ou bien...elle lui aurait dit, il aurait gardé le secret et le contact avec sa famille...Il secoua la tête, s'en voulant de ne penser qu'à lui. Jimmy se souvenait encore de la grande révélation, les vampires en première page, Anne Rice avait raison, ou presque sur les vampires. Il savait que ça n'avait pas été facile pour certains vampires de se retrouver ainsi dans la lumière alors qu'ils vivaient leurs petites vies 'tranquillement'. Il y avait eu des chasses aux vampires avec des pseudo-Buffy, des drames s'étaient déroulés jusqu'à la création du VRA, une réponse organisée mais malheureusement peu ou pas entendue. Mais Jimmy ne voulait pas perdre espoir qu'un jour leur union soit reconnue et qu'un jour on leur ficherait la paix quand ils se tiendraient la main dans la rue.

"Mais on ne peut pas revenir sur ça...et puis nous allons leur montrer à tous que l'amour et possible entre une vampire et un humain."

Jimmy était conscient de sa naïveté, mais il ne pouvait pas croire que les vampires et les humains étaient au final destinés à se détruire l'un l'autre...il suffisait de les voir eux pour voir qu'une vie était possible quand on se donnait la peine, comme dans n'importe quelle relation. Sa main glissa le long du dos de Livia pour se nicher dans le creux de ses reins alors qu'ils échangeaient un nouveau baiser, moins chaste que le premier du matin.

"Tu vois ?" murmura t'il avant de rire à la fin de leur baiser avant de basculer sur Livia, veillant à ne pas l'écraser comme un lourdeau même si elle pouvait aisèment renverser la situation, ce qu'elle avait prouvé à maintes reprises d'ailleurs.

"Dîtes mois madame Dorsey...devez vous être quelque part ce matin ou êtes vous entiérement à moi ?" demanda t'il avec un sourire taquin, sa main se glissant sous le haut de Livia, sans attendre de réponse de la part de cette dernière...

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Sam 11 Juin 2011 - 17:02

Ce n’était pas le froid qui était en cause mais Livia frissonna à chaque baiser déposé par son époux, à chaque frôlement de sa part, à chaque parole. Cela ne cessait de l’étonner la faculté que possédait ce corps mort de s’éveiller à la vie et aux émotions uniquement dans ce genre de circonstances. Cela n’avait pas de sens mais au vu des sentiments qu’elle éprouvait à l’encontre de Jimmy, cela prenait pourtant tout son sens. Un léger sourire se posa sur ses lèvres et elle lui murmura dans le creux de l’oreille qu’elle était elle-même une femme chanceuse. La vampire hocha négativement la tête. Elle n’avait pas l’intention de se rendre au VRA aujourd’hui. On la remplaçait et, quant bien même sa présence, était fortement demandée eu égard à son statut de légende et de représentation aux yeux des vampires et des humains, tout le monde comprenait parfaitement qu’elle veuille passer le plus de temps possible avec son époux. Cela faisait certes plus d’un an qu’ils étaient mariés et le temps passait tellement vite que personne ne lui jetait la pierre.

Au contraire même. A sa connaissance, elle était l’une des uniques vampires de Babylon en couple avec un mortel. Ce n’était pas réellement par communautarisme de la part des vampires mais pour ces derniers, les humains étaient de simples garde-manger sur pattes, et pour ceux qui les appréciaient et souhaitaient vivre en paix à leur côtés, ils ne voyaient pas le but ou l’intérêt d’amorcer une relation par définition éphémère avec eux. Bien sûr, Livia connaissaient quelques vampires qui sortaient avec des mortels. Sans être malsaine, la relation, cependant, n’était pas aussi sérieuse que celle qui existait entre Jimmy et elle. Stephenie Meyer avait causé un mal non négligeable sur son passage, peut être sans le vouloir. Les vampires n’étaient pas doux et romantiques. Les vampires étaient des dangers de mort pour les mortels. Et quant bien même, elle était profondément éprise de son époux, pas un seul instant, elle n’oubliait qu’elle se tenait en équilibre sur une ligne et qu’à chaque instant, elle pouvait la franchir de manière irrémédiable.

Elle fronça légèrement les sourcils et sentit son muscle mort se serrer lorsque Jimmy lui déclara qu’elle avait en quelque sorte révolutionner son existence. Ils avaient déjà eu cette conversation mais cela n’empêchait pas la suédoise de croire qu’elle la ruinait plus qu’autre chose. C’était d’ailleurs un des uniques sujets sur lequel il s’était disputé. Elle ne voulait pas qu’il coupe les liens avec sa famille pour elle et il ne comprenait pas pourquoi. Doux, romantique Jimmy qui pensait que l’amour passait avant toute chose. Santé, famille, argent, travail, rien ne soutenait la comparaison selon lui. Mais elle voyait les choses différemment. Elle avait mené une longue vie et aurait dû atteindre le moment de son existence où elle devait prendre les dispositions pour le temps où elle disparaîtrait de la Terre. Jimmy était si jeune et ce fossé allait toujours exister entre eux, quant bien même les apparences allaient un jour ou l’autre tentaient de faire croire le contraire. Cependant, elle n’était pas d’humeur chamailleuse ce matin.

« Non, idiot. » murmura-t-elle attendrie. « C’est toi qui lui a redonné tout son sens. » Elle déposa un furtif baiser sur ses lèvres. Livia avait aimé avant lui. Elle avait cru être amoureuse d’Anders, son fiancé et celui à côté duquel elle avait prévu de passer le restant de ses jours mais Draven en avait décidé autrement en ne terminant pas le travail avec elle comme il l’avait fait avec sa famille. Puis Alister et Norman qu’elle avait considéré comme la moitié de son âme. Encore aujourd’hui, elle avait parfaitement conscience que ce vide dans son cœur et dans son existence était dû à eux. Alister malheureusement ne pourrait plus jamais le combler ; quant à Norman, les choses étaient mieux ainsi. Elle devait passer à autre chose comme lui l’avait sûrement fait depuis le temps. Et c’était ce à quoi elle s’employait avec Jimmy. Sans le savoir, il l’avait reconstruite, avait recollé les morceaux de son cœur éparpillé en milles morceaux. Il lui avait réappris à respirer alors qu’elle n’en avait pas besoin. Il l’avait apprivoisé alors qu’elle entendait ne plus jamais laisser personne l’approcher. Il l’avait totalement désarmé sans qu’elle y soit préparée.

Elle rit doucement lorsqu’il s’installa au dessus d’elle et entreprit de profiter de leur tête à tête sous la couette. « Mmmmh. » réfléchit-elle, parfaitement consciente de l’état dans lequel se trouvait Jimmy. C’était uniquement à ses côtés qu’elle avait découvert que les hommes souffraient de quelques problèmes lorsqu’ils se réveillaient au matin, problème qui en fin de compte ne s’était jamais révélé problématique. « Je devais retrouver mon amant à 10 heures mais il pourra attendre. » plaisanta-t-elle avant d’embrasser pleinement son époux alors qu’elle se cambrait d’instinct sous ses caresses et qu’elle plaçait ses bras autour du cou du jeune homme, ses mains se perdant dans ses cheveux pour des caresses infinies. Elle n put empêcher un gémissement franchir ses lèvres en sentant la chaleur de la main de Jimmy se glisser sous son haut.

Elle resserra davantage l’étreinte et plaqua son corps contre celui de Jimmy, s’arquant sous ses caresses et gémissant sous ses baisers. Elle glissa ses mains le long du dos du jeune homme jusqu’à ce qu’elles se glissent sous l’élastique de son caleçon et qu’elle retire le superflu. Puis, elle encercla la taille de Jimmy de ses jambes en retirant les dernières couches de vêtements superficielles tout en traçant des baisers dans le creux de son cou, faisant cependant bien attention à ne pas se laisser trop emportée par les émotions vives et passionnelles qu’elle ressentait en cet instant précis. Tout pouvait déraper d’un instant à l’autre au vu de la passion qui enivrait les deux occupants de cette chambre. Livia pouvait en un seul mouvement faire un geste trop brusque et briser la colonne vertébrale de son époux. Les lèvres qu’elle posait avide contre sa peau brûlante pouvaient laisser leur place à ses canines. Et sa peau glacée pouvait l’entraîner droit à l’hôpital pour hypothermie si la couverture au dessus d’eux ne maintenait pas un semblant de chaleur qui grimpait de minute en minute. Dans le brouillard de la passion, elle parvint à capter son regard et posa tendrement sa main contre sa joue, la caressant. « Je t’aime Jimmy Dorsey. »

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Dim 12 Juin 2011 - 22:29

Jimmy sourit au baiser de la jeune femme, marquant une pause de quelques secondes pour l'observer, un large sourire sur ses lèvres, celui qu'il ne réservait qu'à elle. Livia était et serait l'amour de sa vie, il n'y avait pas de question à ce sujet là et oui on avait également qu'une seule famille mais la vampire avait pu lui en offrir une autre, plus tolérante dans sa majorité que sa famille ne l'avait été. Bien sûr certains vampires étaient comme les humains, ne supportant pas que Livia s'abaisse à vivre avec un humain, un sac de viande sur pattes. Mais Jimmy voyait bien quand il se rendait au centre, tout le monde était sympa avec lui, attentionné quand ils lui serraient la main ou lui donnaient une petite tape dans le dos. Il avait trouvé de l'acceptation là où il s'y attendait le moins à vrai dire.

"Soyons d'accord de ne pas être d'accord ensemble...d'accord ?" demanda t'il avant de l'embrasser à son tour, passant délicatement sur son corps que l'on aurait pu croire frêle mais qui était au contraire fort et pouvait le briser en quelques secondes. Jimmy savait l'effort que faisait Livia pour se contrôler, pour éviter de le blesser dans le feu de la passion. Ca le peinait parfois parce qu'il craignait qu'elle n'y prenne pas le même plaisir mais il suffisait qu'il passe sa main à un endroit sensible pour entendre un soupir, un gémissement et il savait qu'elle appréciait la chose autant que lui. Il avait du apprendre à lire son corps, à composer avec le froid. Les premières fois furent non pas bizarres, ce n'était pas le bon terme mais...étranges, le libraire ne retrouvait pas les sensations qu'il avait connue dans le passé mais il découvrait d'autres choses et surtout il se sentait connecté avec Livia sur un tout autre niveau que ses anciennes partenaires. Comme s'ils s'envolaient dans leur propre paradis où rien ne venait les déranger...

"Il va falloir que tu le repousses voire que tu l'annules car je compte bien profiter de toi toute la journée..." murmura t'il contre son cou, y déposant de cours baisers alors qu'il sentait le corps de Livia se presser contre le sien, froid contre chaud, ce qui le fit frissonner. Il s'abandonna alors aux sensations qui éveillaient son corps, ses lèvres retrouvant celles de Livia pour un baiser passionné avant de descendre le long de son cou puis un peu plus bas. Ses mains parcouant avec avidité ce corps magnifique qu'il connaissait et découvrait pourtant à chaque fois. La débarassant de son haut superflu alors qu'il sentait les mains de sa femme en faire de même sur son bas de pyjama.

Plus rien ne comptait à présent excepté Livia, le monde autour d'eux disparaissait dans le néant : insultes, dégouts, haine, tout cela n'était rien comparé à l'amour qui irradiait de ces deux êtres follement amoureux l'un de l'autre. Bientôt ils se retrouvèrent dans la tenue d'Adam et Eve, Jimmy ne sentait presque plus la fraicheur de Livia contre sa peau fiévreuse. Il sentait cependant ses lèvres dans son cou, savait la retenue que la vampire avait dans ses baisers pour ne pas juste sortir ses crocs et croquer son cou. Ce qu'ils faisaient étaient hautement dangereux mais Jimmy ne pouvait pas se passer de cette connection physique, ne faire qu'un seul être avec elle, avec la femme qu'il aimait plus que tout dans ce monde.

"Je t'aime Livia..." lui répondit il dans un murmure presque inaudible. Ses mains couraient toujours sur le corps de sa femme mais son regard était fixé au sien, un lien invisible mais fort entre eux. Doucement Jimmy joignit son corps à celui de Livia, concervant le contact visuel avec elle, l'amour qu'il y lisait étraignant son coeur tellement c'était fort. Il se pencha vers elle et l'embrassa avec tendresse et passion alors que leur étreinte passait à la vitesse supérieure. La passion en eux monta crescendo jusqu'à atteindre le poiint de non retour et des petits nuages blancs. Jimmy était à bout de souffle mais heureux, il porta sa main à la joue de Livia et la caressa avec une tendresse infinie, souriant quand il réalisa que sa main tremblait.

"Je n'ai besoin de rien quand tu es là." dit il avant de se rallonger sur le côté, passa son bras au dessus du corps de Livia pour avoir son corps proche du sien. Ce n'était pas la meilleure des idées, compte tenu de leurs températeures respectives mais Jimmy n'y prétait que peu d'attention, tant pis pour l'occasionnel rhume. Cependant ce ne fut pas une toux qui se manifesta mais un grognement de son ventre, lui rappelant qu'il était temps de recharger les batteries s'il comptait tenir le coup toute la journée.

"Bien que cela me peine je dois te quitter, deux petites secondes pour aller chercher de quoi manger..." dit il sans se retenir de l'embrasser à nouveau.

"Ne bouge pas..." dit il en se détachant de ses lèvres et de son corps, ne prenant pas la peine de se rhabiller ou de passer un drap autour de son corps. Les volets étaient tirés dans l'appartement de toute manière. Le libraire se dépécha donc de filer dans la cuisine, mettant pas mal de choses sur le plateau pour lui mais aussi pour sa chére et tendre. Il entendit un jappement derrière lui et se retourna pour voir leur chien qui attendait lui aussi son petit déjeuner. Il se dépacha donc de vider une boite de patée dans sa gamelle puis récupéra le plateau et disparut dans la chambre, le plateau trouvant sa place entre leurs corps alors qu'il se faufilait sous la couette.

"Je ne savais pas si tu avais mangé alors je t'ai prit un petit quelque chose..." dit il alors qu'il enfournait déjà un pain au chocolat dans sa bouche.

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Sam 16 Juil 2011 - 12:27

Depuis son enfance, Livia avait toujours été intriguée par le chiffre 3. Elle avait toujours eu l’impression, voire le sentiment que ce chiffre était son porte bonheur. Elle était la troisième enfant de sa famille. Le proverbe populaire semblait s’appliquer à chaque fois à elle : jamais deux sans trois. Les plus beaux instants de sa longue existence avaient été lorsqu’ils avaient vécu à trois, Alister, Norman et elle. Elle avait aimé trois fois. Elle n’avait connu que trois hommes. Et elle avait épousé le troisième bien que les deux précédents l’aient demandé en mariage également. Finalement, elle accédait à ce par quoi elle aspirait depuis sa transformation par le troisième. En fin de compte, ce n’était peut être pas le chiffre 3 son porte bonheur mais tout simplement Jimmy. Elle n’avait jamais été plus apaisée et heureuse que depuis qu’il était entré dans son existence et même si elle savait pertinemment que ce n’était qu’une question de temps, qu’ils n’avaient pas l’éternité pour eux. Elle lui sourit tendrement et se nicha contre lui, même s’il risquait la pneumonie et pire encore. Cela n’avait pas été facile au début de leur relation de se maîtriser. Quant bien même Livia n’avait jamais eu la moindre appétence pour le sang humain, elle ne pouvait aller à l’encontre de sa nature profonde et nombre de leurs moments d’intimité avaient dû être interrompus afin d’éviter de commettre l’irréparable. Mais elle avait fini par museler ses instincts primaires et elle était suffisamment maîtresse d’elle-même pour ne jamais blesser l’homme qu’elle aimait profondément. « Tu m’as. » murmura-t-elle dans un souffle difficilement audible pour une oreille humaine. Elle en venait à oublier parfois que, perdue dans la chaleur bienfaisante de son époux, ce dernier n’était pas de la même trempe qu’elle ou que les deux hommes qui lui avaient succédé

Le grognement provenant du ventre du jeune homme le lui rappela douloureusement, ce qui ne l’empêcha pas de rire doucement en l’observant sortir du lit en tenue d’Adam et de se préparer à manger. Livia fit retomber la couverture sur elle et ferma les yeux quelques instants, son corps étant encore parcouru de légers frissons de réminiscence de ce qu’il venait de se passer dans cette chambre. Elle était heureuse, tout simplement heureuse sans crainte de drame, sans dispute, sans torture, sans coup de théâtre et sans peur de se faire trahir. Elle se redressa lorsque plusieurs minutes plus tard, Jimmy revint avec un plateau fleurant bon le petit déjeuner européen, comme elle les aimait. Du moins comme elle les avait aimé lorsqu’elle était encore en vie. Elle n’était pas peu fière d’avoir converti son américain de mari au déjeuner sucré et non salé. Quel individu normalement constitué voudrait des saucisses au lever du lit sans avoir la moindre nausée qui puisse monter le long de sa gorge, dissipant un goût âpre dans sa bouche pâteuse. Non, Livia ne comprenait jamais les anglo saxons. « J’ai le meilleur des maris. » répondit-elle en déposant un furtif baiser sur ses lèvres au dessus du plateau.

Elle se redressa, coinçant avec une précaution infinie le drap contre sa poitrine, dissimulant sa nudité. C’était une réaction sans le moindre doute stupide étant donné que le jeune homme connaissait son corps par cœur et qu’il était après tout son époux. De la même manière, depuis sa transformation, elle avait été embellie, se rapprochant de la perfection divine qui était conféré à chacun des marcheurs de la nuit. Mais même après des décennies, son éducation continuait de la maintenir dans cette timidité et cette basse estime de soi qu’elle avait construit durant ses années d’humanité. Elle se mit en tailleur et attrapa le pot de confiture de sang de chevreuil qu’elle tartina sur un des pains de mie. Elle tuerait pour retrouver une véritable boulangerie française avec baguette à la clé. Mais il ne fallait pas qu’elle compte réellement dessus. A moins de se rendre en Europe et la France était hors de portée pour quelques temps encore. La France était désormais liée à son passé et au souvenir douloureux de Norman. Elle ne voulait pas prendre le risque de le croiser à nouveau, ne sachant ce qui pourrait découler d’une telle rencontre fortuite entre les deux anciens amants.

« J’y pense … » commença-t-elle en passant une longue mèche blonde derrière son oreille. « On n’a jamais pu la faire cette lune de miel. » Il était difficile pour Jimmy de quitter sa boutique n’ayant que peu de monde pour éventuellement le remplacer. Et désormais Livia était liée au VRA, étant sa représentante officielle, de telle sorte qui lui était difficile également de les laisser tant ils avaient à gérer d’actes et d’attaques à l’encontre des vampires. Sans compter ce nouveau né qu’elle avait pris sous son aile. « Tu voudrais la faire où quand on aura le temps ? » Le temps, toujours ce fichu temps.

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Dim 17 Juil 2011 - 13:16

Jimmy répondit avec bonheur à son baiser, un sourire s'affichant sur ses lèvres à la fin de leur tendre échange. Alors qu'il se préparait une tartine de nutella, il ne put s'empécher de la regarder s'installer, un peu déçu qu'elle se couvre avec le drap. Il la trouvait magnifique et si ça ne tenait qu'à lui ils passeraient une bonne partie de leur temps dans le plus simple des appareils mais Jimmy savait que Livia n'avait pas grandit à la même époque que lui, les moeurs étant alors différentes. Malgré tout, il la trouvait encore plus belle, ses cheveux légérement décoiffés retombaient en cascade sur ses épaules nues, le drap laissant cependant apparaitre ou masquant légérement le corps de sa belle, lui donnant une aura de mystére.

Il but un peu de café alors que Livia évoquait la lune de miel qu'ils n'avaient jamais eue. Etant beaucoup occupés, ce n'était pas facile, même si Jimmy était son propre patron, la vie prenait trop facilement le dessus sur leur vie de couple. Jimmy oublia cependant vite ses considérations lorsqu'il s'imaginait les vacances parfaites qu'ils pourraient passer ensemble, loin du monde qu'ils connaissaient ici, dans un endroit où les gens ne les dévisageraient pas sans cesse parce qu'ils étaient un couple mixte...la liberté en somme.

"Mmmh...bonne question." dit il en s'allongeant, callant sa tête sur son bras replié en arrière, son regard fixant le plafond. Même si le fantasme de la lune de miel l'avait traversé plus d'une fois, ça ne voulait pas pour autant dire qu'il avait tout planifié, a commencer par le lieu. Il leur fallait une ville romantique, un peu à l'abri du monde où leur amour ne serait pas une géne pour les autres, quoi que géner les autres ça il s'en fichait bien ici. Paris lui venait en tête mais il craignait que Livia ne soit pas trop chaude pour y retourner après son histoire avec Norman, il y avait également Venise mais ça ne le tentait pas trop. Après reflexion, il se tourna sur le côté pour faire face à Livia.

"Je sais que ça va paraître cliché mais Hawaï me semble plutôt pas mal...j'ai entendu dire que les paysages sont magnifiques là bas je suis sûr qu'on pourrait se trouver un petit hotel où l'on serait tranquille..." dit il en se redressant, repoussant le plateau pour ne pas en mettre partout avant de s'approcher de Livia, la prenant par la taille pour l'emmener contre lui.

"Avec personne pour nous embéter, nous insulter...juste toi et moi dans un décor paradisiaque..." ajouta t'il, sa voix descendant jusqu'au murmure au fur et à mesure qu'il parlait et approchait ses lèvres du cou de sa belle, y déposant une petite séries de baisers avant de plonger son regard dans le sien, se perdant dans le noisette de ses yeux.

"Et toi ? Où voudrais tu aller ?" demanda t'il alors qu'il passait ses mains dans son dos, la caressant du bout des doigts. A vrai dire le lieu lui importait peu, tant qu'elle était là.

"Peut être on pourrait organiser ça pour le mois prochain ? A cette période là la librairie marche peu de toute manière..."

A vrai dire ce n'était pas l'unique raison, le mois prochain serait l'anniversaire de sa mère et comme chaque année depuis sa rencontre avec Livia, sa soeur l'appellerait, l'harcélerait pour qu'il vienne et lui dirait répondrait qu'il viendrait s'il pouvait emmener Livia avec lui. Il savait que la réponse serait toujours non mais il n'allait pas céder et laisser sa famille l'emporter, Livia était tout aussi importante qu'eux à ses yeux. Il déposa un nouveau baiser sur son épaule avant de poser sa tête dessus.

"Au fait...comment va ton protégé...Avery je crois ?"

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Lun 1 Aoû 2011 - 18:56

Livia grimaça lorsqu’il évoqua Hawaii. Les années avaient passé mais elle continuait de souffrir d’une peur irrationnelle et certainement sans le moindre fondement à l’égard des îles, aussi grandes soient-elles. Après tout, elle n’avait pas réellement apprécié son séjour en Irlande et au Royaume Uni bien que l’on puisse difficilement comparer ces deux pays aux îles d’Aland qui avaient été l’origine de cette phobie. Elle avait grandi. Elle avait vu passer des siècles, des guerres et des morts. Elle en avait été à l’origine parfois et avait été jusqu’à devenir le bras droit du puissant être que pouvait compter la Terre, toute espèce confondue. Mais elle continuait de craindre les grands espaces maritimes. Même encore aujourd’hui, elle refusait d’approcher le Deep Light Lake de Babylon. Savoir que désormais des êtres surnaturels plus encore malveillants que les vampires le peuplaient n’était pas pour la rassurer mais ce n’était pas les sirènes qu’elle craignait. Même après toutes ces décennies, même après avoir ôté elle-même la vie de son propre créateur, elle paniquait toujours alors que les souvenirs de cette terrible journée l’assaillaient. Quant aux sirènes, elle avait surtout une rancœur à leur égard, plus qu’une peur comme la plupart de ses congénères. Savoir qu’elles étaient présentes, autour de l’île pendant que sa famille et elle se faisaient massacrer faisait vrombir ses veines de rage. Pourquoi n’étaient-elles pas intervenues ? Pourquoi n’étaient-elles pas venues l’aider ?

Elle papillonna des yeux, évitant de croiser le regard de son époux, et ravala les larmes qui perlaient à ses paupières, dissimulant le tremblement de ses lèvres en les mordillant et de ses mains en réorganisant fébrilement le plateau déjeuner. Elle hocha doucement la tête : « Pourquoi pas oui. » Elle avait toujours entendu du bien sur cet endroit et on lui avait assuré qu’il s’agissait du paradis sur terre, bien avant que les touristes ne viennent le ruiner par leur multiplication. Seulement, demeurait cette phobie. Elle se racla la gorge et poursuivit d’un ton égal : « J’aimerai visiter l’Australie aussi. Même si c’est assez ensoleillé. » C’était dans le quotidien que leurs différences les séparaient plus encore. Les couples interraciaux n’avaient d’autres soucis que le regard des autres et leurs médisances. Mais dans le cas de Jimmy et Livia, ça ne s’arrêtait pas à la simple haine. Il leur fallait composer avec leur alimentation, leurs ressources, leurs besoins et avec le soleil.

Contrairement à la croyance populaire, elle ne partait pas en cendres au moindre rayon de l’astre brûlant mais elle le pouvait rester pendant très longtemps sous ces derniers et les ombres étaient ses meilleures amies. Ce n’était pas une vie pour un humain que de vivre dans ces dernières et même Livia aurait aimé sentir la caresse douce des rayons lumineux sur sa peau froide. Mais c’était une chose de plus que Draven lui avait arraché. « La Russie aussi. Les paysages y sont grandioses et je n’ai encore jamais eu l’occasion. » Elle secoua la tête. « Mais c’est toi qui choisit puisque … » Elle se coupa quelques secondes en se rendant compte de ce qu’elle allait dire : puisque j’aurai toujours le temps de la visiter plus tard. « … c’est toi l’homme. »

Elle ponctua son affirmation d’un furtif baiser, chassant de ses pensées la possibilité inévitable mort de Jimmy, mais haussa un sourcil lorsqu’il proposa de partir le mois suivant. « Le mois prochain, ce n’est pas un peu précipité ? » Elle aimait ne pas partir sans prendre du temps pour réfléchir. Elle n’avait jamais été très amie avec les décisions sur un coup de tête et à chaque fois qu’elle s’était laissée piégée par ces dernières, elle en avait souffert. Son cœur le plus terminait en morceaux dans ce genre d’hypothèse et il commençait à peine à se reconstruire de la dernière blessure qui avait bien failli lui être fatale. Elle lui fit comprendre qu’elle n’était pas dupe d’un regard et demanda ingénument : « En plus, c’est l’anniversaire de ta mère si mes souvenirs sont bons … » Ils se disputaient peu, voire jamais, contrairement à sa dernière relation ce qui était reposant et agréable. Mais il y avait toujours un sujet qui menait à une querelle sans fin. La famille de Jimmy. Livia voulait qu’il se réconcilie avec eux. « Tu devrais aller la voir, ça lui ferait plaisir. » Jimmy, quant à lui, refusait véhément tout contact avec cette dernière. « Tu lui as brisé le cœur. »

Elle planta son regard dans le sien pendant quelques minutes. Elle ne souhaitait pas amorcer une nouvelle dispute mais elle ne voulait pas non plus qu’il reste éloigné de sa famille à cause d’elle. Il en était hors de question. Elle finit par baisser le regard. Ils auraient l’occasion d’en reparler et elle allait tout mettre en œuvre pour qu’il se rabiboche avec les personnes dont il partageait le sang. C’était une chose inestimable et elle aurait elle-même aimé avoir encore des descendants de sa propre famille pour pouvoir les observer même de loin et veiller sur eux. Elle s’humecta la lèvre inférieure et haussa les épaules, acceptant le changement de sujet. « Il va comme un nouveau né. » répondit-elle d’un ton plus sec qu’elle ne l’aurait voulu. Elle s’en rendit compte mais ne s’en excusa pas pour autant. « Nous sommes dangereux, plus encore à ce stade. Interdiction de venir au VRA pendant quelques jours. » Avery n’était pas un mauvais bougre et elle sentait une certaine bonne volonté chez lui. Mais le risque était toujours grand.

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Ven 5 Aoû 2011 - 16:50

Malgré tous les efforts de sa belle pour masquer sa réaction face à sa proposition, Jimmy voyait bien qu'Hawaï ne remportait pas tous les suffrages. Il savait qu'avec le climat ensoleillé de l'île, ils ne pourraient pas profiter de l'île à n'importe quel moment de la journée, lorsque le soleil était à son zenith et à dire vrai l'île il s'en fichait un peu, tant que Livia était avec lui, le libraire était sûr qu'ils pourraient trouver d'autres 'activités' à faire en attendant de pouvoir sortir...Jimmy se redressa et posa sa main sur celle de sa femme, à dire vrai l'endroit importait peu, il voulait qu'elle se sente le plus à l'aise possible.

A sa proposition il hocha également la tête avec un sourire, un de ses anciens amis avait étudié là bas et ne lui avait rapporté que du bien de l'Australie même s'il avait passé la majeure partie de son temps sous la table plutôt qu'à visiter le continent. Le climat il le savait, comme pour Hawaï, n'était pas des meilleurs pour Livia. Lui ça ne le dérangeait pas qu'ils profitent de la nuit pour visiter, inverser son rythme de vie ne lui posait pas de probléme, après tout ils étaient en vacances, pas de responsabilités à la librairie, de contraintes particuliéres, ils étaient libres. Jimmy savait cependant que Livia ne lui proposerait pas cet arrangement, elle ne voulait pas perturber sa vie de cette manière, hors le libraire savait dans quoi il s'était engagé en l'épousant.

"S'il fait trop soleil, on pourrait tu sais...inverser le rythme..." , proposa t'il en croisant furtivement son regard, "...de toute manière avec le décalage horaire on serait déjà prêts..." ajouta t'il, tout en sachant pertinemment quelle réponse lui serait adressée par la suite, mais qui ne tente rien n'à rien, ça avait été sa philosophie lorsqu'il avait abordé la jolie rousse pour la première fois.

Il se redressa afin de pouvoir prendre sa tasse et boire quelques gorgées, son corps se réchauffant grâce au liquide chaud alors que Livia proposait une nouvelle destination, plutôt innatendue mais pas pour autant ininteressante. Son seul voyage vers le vieux continent avait consisté en un voyage organisé en Espagne duquel il ne gardait pas un si bon souvenir. Jimmy s'apprétait à lui répondre lorsqu'elle rajouta que c'était lui qui aurait le dernier homme, du fait qu'il était un homme. Il n'aimait pas ce genre de phrases, entouré de femmes toute sa vie, il n'était pas devenu un de ces machos stéréotypés. Jimmy savait cependant que Livia, née bien avant lui, n'avait pas grandit dans le même monde que lui, à son époque la femme n'était pas l'égale de l'homme et de temps à autre ce genre de phrases arrivaient. Il reposa sa tasse avec précaution sur le plateau, passant sa langue sur ses lèvres pour en enlever le lait avant de plonger son regard dans celui de sa chère et tendre.

"Ce n'est pas parce que mes organes reproducteurs sont à l'extérieur que ça fait de moi un meilleur juge pour notre destination..."

Loin de lui d'imaginer que ce n'était pas en fait la vraie raison, que contrairement à lui, elle voyait que sa vie était courte, qu'il n'était et ne serait qu'une partie de sa longue vie. D'autres vampires au VRA avait tenté de lui expliquer, de lui faire voir qu'il allait la faire souffrir en mourrant, mais pour lui sa vie commençait, sa mort n'interviendrait pas avant des dizaines d'années, ils avaient du temps, beaucoup de temps à partager ensemble.

"Ce voyage est aussi pour toi mon ange, on décidera à deux..." reprit il avant de prendre son menton entre deux de ses doigts et de l'embrasser tendrement, sentant un frisson le parcourir alors que ses lèvres froides touchaient les siennes, réchauffées par son café.

"Ca me laisserait assez de temps pour m'organiser par rapport à la librairie et ^pour qu'on planifie le voyage." répondit Jimmy, ne voulant pas évoquer le sujet de sa famille pour éviter une dispute. La journée avait si bien commencé, il ne voulait pas l'assombrir. Mais le libraire savait que Livia n'était pas trompée aussi facilement, et elle avait une assez bonne mémoire en ce qui concernait les anniversaires. Jimmy se renfrogna quand elle évoqua celui de sa mère. Depuis qu'il fréquentait la vampire, il ne l'avait plus fété, ne prenant même pas la peine de lui envoyer une carte ou bien de passer un coup de téléphone.

"En effet..." répondit il en détournant le regard, fixant un fil de la couverture. Il savait que la situation n'était pas la meilleure, tout le monde en souffrait mais chacun campait sur ses positions et pour une fois Jimmy était bien déterminé à ne pas céder le premier. Assez d'être arrangeant avec tout le monde.

"Parce que tu crois que ça me fait plaisir ?" demanda t'il séchement, quand Livia parla de la douleur de sa mère. Il secoua la tête et passa sa main dans ses cheveux, comme à chaque fois que les émotions prenaient le dessus. Il savait pourtant qu'elle avait raison, il se souvenait encore de leur dernier échange téléphonique, les mots blessants qui avaient fusés des deux côtés. Il n'avait pas pu voir ses larmes mais il les avait senties...

"Tu connais mes conditions...c'est soit nous deux, soit personne, et je ne reviendrais pas dessus."

Combien de fois avait il composé le numéro de sa mére quand le manque se faisait trop important ? Combien de fois était il allé jusqu'à son appartement, là où il avait grandit avant de faire demi tour et de se perdre dans les rues de Babylon ? Il ne les comptait plus...Ne voulant pas partir sur une dispute et gacher le reste de leur journée il changea de sujet, évoquant le nouveau protégé de Livia qu'il n'avait pas encore rencontré et au vu de ce que sa femme lui avait dit sur lui, ce n'était pas prêt d'arriver.

"Je comprends...c'est dommage." répondit il simmplement, il aimé lui rendre visite au centre, c'était là, en dehors de leur pavillon, où ils étaient le plus acceptés dans la société, même si certains vampires n'étaient pas contents de leur union.

"J'espére qu'une fois cette période passée, ça ira mieux pour lui."

Si Jimmy connaissait les circonstances de la transformation de Livia dans les grandes lignes, il n'avait jamais osé lui demander l'histoire complête, dans les détails. Ca lui semblait être une question trop intime, alors même qu'ils étaient mariés depuis un an. Il termina son croissant, laissant le silence s'installer entre eux, l'observant se tartiner une autre biscotte avant de se lancer, venant tout d'abord s'installer contre elle.

"J'imagine que ça ne doit pas être facile à raconter mais...comment c'était la transformation ? Pour toi ?"

Jimmy n'osa la regarder dans les yeux qu'à la fin de sa question, ayant l'impression d'avoir dépassé les bornes.

"Enfin si tu ne veux pas en parler...je ne veux pas que tu te forces c'est juste que...je voudrais savoir."

Le libraire savait que la plupart des livres et sites internet étaient dans le faux, et puis même comment retranscrire une telle chose, la mort et la renaissance, en quelques lignes ? Il reprit sa main dans la sienne qu'il apporta à ses lèvres pour la baiser avant de lier sa main à la sienne.

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Lun 15 Aoû 2011 - 15:37

Livia secoua la tête. « Non, ma mère m’a toujours appris que c’était justement ces organes extérieurs qui donnaient le pouvoir. » Elle se pencha légèrement et déposa un baiser langoureux sur ses lèvres avant de terminer. « Nous, les femmes, agissons avec plus de subtilité. » Elle lui adressa un léger sourire clairement amusée. Quant bien même elle avait bénéficié d’une éducation qui l’incitait à complaire à son future époux et à chacun des représentants du sexe masculin qui venait à croiser sa route, il était évident que sa mère et sa sœur aînée avaient fait en sorte de la mener sur la route de l’éminence grise. Les femmes pouvaient ne pas régner, certes mais il demeurait que derrière chaque grand homme se dissimulait une femme plus grande encore. Dès son plus jeune âge, elle avait donc appris à composer avec ces données différentes, obéir tout en laissant traîner ici et là ses propres idées, leur permettant d’agir dans l’esprit de l’homme jusqu’à ce qu’elle germe.

Sans même s’en rendre compte, elle avait ainsi mené à la baguette l’existence des nombreux hommes qui avaient croisé la sienne. Son père qui était incapable de lui refuser quoi que ce soit. Son frère qui préférait accepter les remontrances alors qu’il savait sa cadette responsable, ce qu’il ne faisait jamais pour ses autres sœurs. Son fiancé qui était prêt à entrer en conflit avec son gouvernement pour pouvoir épouser une suédoise. Alister et Norman qui avaient suivi son régime sans jamais le contester et étaient restés à ses côtés alors qu’ils auraient eu toute occasion d’aller naviguer sous d’autres cieux. Angus qui aveuglé par sa propre gloire ne voyait pas qu’il servait les intérêts de Livia. Et Jimmy, doux Jimmy, qui permettait à celle-ci de goûter à la vie dont elle avait été exclue et maudite. Elle lui lança un regard éclatant. « Et je n’ai rien contre tes organes extérieurs, bien au contraire. » Elle était désormais bien loin de la douce et gentille Livia. S’il y avait un responsable de son dévergondage, il ne s’en était jamais plaint.

La bonne ambiance se chargea rapidement d’électricité et se refroidit instantanément lorsque le sujet de la famille de Jimmy revint sur le tapis. Immédiatement, le visage de Livia se ferma au ton sec employé par son époux et elle s’éloigna de lui, la mâchoire crispée. C’était exactement dans ces conditions que tout son caractère vampirique ressortait. La froideur inhérente à l’espèce qui semblait les placer au-delà de n’importe quel humain aussi puissant et digne soit il. Elle se redressa et attrapa un de ses larges T-shirts dont l’encolure trop large tombait sur une de ses épaules. Elle ne voulait pas affronter en conflit avec lui ce matin. Elle ne voulait jamais entrer en conflit avec lui, tant le temps leur était précieux et ne devait pas être gâché. Mais elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une colère sourde à l’égard de Jimmy alors qu’elle aurait dû se tenir de son côté. Il souffrait autant de la situation mais il n’avait pas à en souffrir. Ils pouvaient trouver des compromis. Ca ne la gênait pas de ne pas connaître sa famille du moment qu’il restait en contact avec eux. Elle passa rapidement dans la salle de bain, passant la brosse dans ses cheveux qui en toute circonstance était cependant parfaitement bouclés et revint dans leur chambre.

Sa froideur et sa colère s’évanouirent cependant en une seule seconde lorsque Jimmy lui posa une question à laquelle elle ne s’attendait pas le moins du monde et qui la décontenança plus que de raison. Elle détourna immédiatement les yeux afin de se redonner une contenance mais elle sentait des picotements caractéristiques dans ces derniers. Cela n’en fut que plus douloureux dès lors qu’elle était incapable de verser de larmes. Elle ne put s’empêcher de trembler légèrement au simple souvenir de cette terrible matinée et des jours qui avaient suivi. Elle se laissa retomber sur leur lit, tournant le dos à Jimmy et maintenant le silence durant quelques instants, le temps que le neuf formé au sein de sa gorge ne se retire peu à peu. Ils ne parlaient jamais de son passé. C’était quelque chose qu’elle voulait oublier et le lui avait bien fait comprendre. Ils ne savaient que les grandes lignes.

Finalement, sa voix perça le silence tendu de la chambre, sombre, lourde, hantée. « Imagine qu’on t’arrache le cœur battant de ta poitrine, qu’on le jette au sol et qu’on le piétine sous tes yeux sans que tu puisses faire quoi que ce soit. Imagine qu’on fasse ensuite la même chose avec chacun de tes organes qu’on arrache de ton corps. Et que tu voudrais mourir pour ne plus voir ce spectacle et pour trouver enfin le repos. Mais ce corps, traître, refuse de t’accorder cette bénédiction. Imagine que tu ne sois plus qu’un amas de chairs douloureuses, que chaque parcelle de ta peau, des ongles de tes orteils à la pointe de tes cheveux ne représentent plus qu’un amalgame de souffrances éternelles. Imagine-toi en train de te voir mourir sans jamais vraiment mourir, être plongé dans le noir le plus personne sans personne à tes côtés, sans personne pour te tenir la main ou te rassurer. Imagine toi vivre mille agonies en une seule tout en ignorant ce que sont devenues les personnes que tu aimes le plus au monde et en espérant de tout cœur qu’elles sont mortes et qu’elles ne vivent pas ce cauchemar ambulant dont tu es victime. Imagine ce que tu ressens lorsque tu pries le ciel pour que ta mère soit morte, ton père soit mort, ton frère, tes sœurs. Et toi. Imagine toi en train de supplier la Grande Faucheuse de venir et qu’elle ne vient jamais. Sauf qu'avec toute ton imagination, tu ne parviendras pas à atteindre le dixième de ce qu'on ressent. »

Elle se tut quelques instants, n’ayant pas remarqué qu’elle s’était mise à trembler de manière incontrôlable. Elle ramena ses jambes nues sous elle et posa sa tête et ses bras sur ces dernières, le regard fixé toujours dans le vague. « Si je n’avais pas reçu leur aide, j’aurai sombré dans la folie. » Elle se passa la main dans ses cheveux, sa gorge brûlante de larmes qui refusaient de venir et qui ne viendraient pas. « Encore aujourd’hui, j’aurai aimé ne pas avoir survécu à l’attaque. » Elle considérait être maudite depuis lors. Chaque personne qu’elle avait aimée, elle l’avait fait souffrir, voire pire. Sa famille était morte tuée par celui qui allait devenir son créateur. Son meilleur ami était mort, tué dans cette bataille. Alister était mort, tué de ses propres mains. Norman était devenu un monstre d’égoïsme qu’aucun amour ne pourrait jamais purifié. Et voilà que Jimmy était séparé de ceux qu’il aimait. « Ils me manquent plus que n’importe qui. » Parlait-elle de sa famille ? de son meilleur ami ? ou d’Alister et Norman ? Son cœur refusait d’admettre son égoïsme.

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Mer 24 Aoû 2011 - 7:39

C'était dingue comme l'ambiance d'un moment pouvait changer en quelques secondes, avec simplement quelques mots. C'était toujours ainsi avec le sujet de la famille, Jimmy ne comprenait pas pourquoi Livia tenait à ce qu'il reprenne contact avec eux, des gens qui la détestait, qui ne comprenaient pas son mode de vie, pourquoi il avait épousé une vampire qui ne pouvait lui apporter l'avenir dont sa mère avait révé durant toute son enfance pour lui. Jimmy l'observa du coin de l'oeil enfiler un de ses grand tshirts et partir dans la salle de bain. Il s'asseya dans le lit et passa le drap sur lui, un frisson le parcourant. Sa mère, sa soeur lui manquaient, il fallait bien qu'il se rende à l'évidence même s'il avait du mal à le reconnaitre...

Quand elle retourna dans leur chambre, le libraire changea le sujet, espérant ainsi retrouver l'ambiance qu'ils avaient avant que ça famille n'arrive dans la discussion. Ils évoquèrent Avery, sa transformation et une vieille question qu'il avait enfouie au début de sa relation avec Livia revint. Il n'avait pas osé lui poser avant car Jimmy savait que la vampire n'aimait pas évoquer son passé, et il la comprenait. Il ne connaissait qu'une fraction de sa vie mais c'était diablement effrayant et d'habitude il ne l'embétait pas avec ça, préférant qu'elle se confie d'elle même mais cette fois ci il se décida à la poser. Il voulait savoir, il voulait comprendre...S'il connaissait son passé, sa vie avant la transformation peut être comprendrait il les motivations derrière son envie qu'il se réconcilie avec sa famille...

Il l'écouta avec attention, tentant d'imaginer tout en sachant pertinemment que même la plus force douleur qu'il avait ressentie n'était rien comparé à ce que Livia avait subi. Il la laissa terminer son récit mais s'en voulut de lui avoir posé la question en voyant sa femme trembler. Il posa sa main sur son épaule, tentant de lui apporter son réconfort alors qu'elle se tut, restant silencieuse quelques secondes avant de reprendre la parole. Il fit monter sa main de son épaule jusqu'à sa nuque, s'arrêtant à la naissance de ses cheveux, la massant avec douceur et tendresse. Restant toujours silencieux il se rapprocha encore d'elle, passant son bras autour d'elle. Il déglutit alors qu'une pensée égoïste le traversa, si elle n'avait pas vécu cette douloureuse transformation, il ne l'aurait jamais rencontrée, il n'aurait pas connu l'amour, son âme soeur. Il secoua la tête, coupable de penser cela et serra sa femme un peu plus fort contre lui.

"Je suis désolé..." murmura t'il avant de prendre son visage dans ses mains. Il plongea son regard dans le sien avant de l'embrasser tendrement. Il pouvait voir à quel point les gens qu'elle avait connu dans son passée, sa famille, la vie qu'elle avait avant lui manquait, il n'avait pas réalisé la force avec laquelle sa vie lui avait été arrachée.

"Je ne suis pas eux...mais je suis là..." reprit il après son baiser, caressant avec amour sa joue, sa peau se couvrant de chair de poule mais il ne la sentait pas, seule Livia et son envie de la réconforter comptait...

"Si jamais tu veux en parler, je suis là...quand tu le voudras." dit il avec un petit sourire avant de la serrer contre lui, collant son corps au sien, nichant son visage au creux de son cou. La route serait longue mais peut être il était temps de recoler les morveux tant qu'il le pouvait encore...

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Sam 3 Sep 2011 - 18:58

Livia adressa un léger et faible sourire à son époux. Malgré des décennies de vie, elle avait toujours du mal à comprendre pourquoi les gens en général s’excusaient pour des choses dont ils n’étaient en rien responsables. Jimmy n’était même pas né à l’époque. Mais sans doute c’était là une marque de respect et de confort. Elle haussa les épaules. Toutes les excuses du monde ne pouvaient rien faire à ce par quoi elle était passée. Même si son créateur avait pris la peine d’en formuler à son encontre, elles n’auraient rien apporté et ne l’auraient certes pas réconforté. C’était quelque chose avec laquelle elle devait vivre et qu’elle devait supporter dans une existence dénuée de chacun des plaisirs simples de l’existence humaine. Elle maintint le silence, son esprit vagabondant sur son créateur et ce qu’elle avait fait avec lui. Peu de vampires pouvaient se targuer d’avoir assassiné leur créateur. C’était un sujet tabou et un crime de haute trahison. Cela arrivait rarement dès lors que les vampires étaient entièrement dévoués à leur protecteur et ne pouvaient lui désobéir ou porter atteinte à sa vie. Elle avait eu la chance que Draven ne se souvienne même pas l’avoir transformé. Il ne se souvenait même pas de cette journée de mai. Il avait massacré toute une famille nombreuse et n’en avait pas le moindre souvenir. Livia, encore nouveau-née à l’époque, était sortie de ses gonds. Il avait anéanti des vies et avait prolongé la sienne de manière douloureuse et ne s’en souvenait même pas.

Bien qu’elle n’en n’ait pas le moindre besoin, la jeune femme aux longs cheveux blonds prit une profonde inspiration et contre toute attente se laissa aller entre les bras de son doux et délicat époux. De par sa simple présence, il l’aidait comme peu de personnes avaient pu l’aider dans le passé à lever les fantômes et les rencontres inopportunes que son existence avait conduites à faire. Son regard mélancolique et lointain s’accrocha davantage au présent et elle laissa son cœur s’entourer de la douce mélodie de l’amour. Baissant légèrement la tête vers Jimmy, elle lui répondit dans un murmure tendre : « C’est pour ça que je t’aime. » Bien sûr, elle avait aimé plus que de raison Alister et Norman et ils continuaient de faire partie d’elle et continueront de l’être jusqu’à ce qu’elle meurt une bonne fois pour toute. Après tout, Alister avait été son tout premier amour, le tout premier homme qui lui avait fait découvrir les plaisirs de la chair et la sincérité d’une relation amoureuse. Norman avait été son grand amour, celui dont elle était persuadée qu’il durerait toujours, du moins c’est ce dont elle avait tenté de se persuader. Mais Jimmy était celui qui l’avait fait renaître. « Parce que tu n'es pas eux. » Elle n’était plus celle qu’elle avait été. Elle n’était plus la jeune et innocente jeune vierge qui était encore capable de rougir dès lors qu’elle sentait le regard ardent de son amant posé sur elle. Elle n’était plus la femme-enfant sûre de ses charmes et qui en jouait indéfiniment pour obtenir ce qu’elle désirait de son amant sans avoir vraiment besoin de le demander. Elle était la femme qui tournait son attention vers son époux et qui leur construisait des châteaux en Espagne.

Elle hocha légèrement la tête tandis qu’elle passait ses jambes le long des hanches de Jimmy, se serrant tout contre lui et maintenant la balance entre eux de cette manière. Elle remonta les longs de ses bras et posa les siens sur son épaules tandis qu’elle rapprochait sa poitrine de celle vrombissante de vie de son époux et enfouit ses mains dans les cheveux noirs du jeune homme. Elle posa ses lèvres contre les siennes et l’embrassa avec une douceur et une tendresse infinie. Contrairement à quelques instants auparavant, il n’y avait pas là d’urgence ou de frénésie du désir, uniquement l’amour dans toute sa splendeur et délicatesse. Finalement, elle se détacha légèrement afin de pouvoir poser son front contre celui du jeune homme, fermant les yeux. « Merci. » répondit-elle dans un souffle avant de lever à nouveau le regard et de le plonger dans celui du jeune homme. « Te serrer dans mes bras est suffisant. » Il était tout ce dont elle avait besoin. Elle n’avait besoin de rien d’autre que lui.

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MessageSujet: Re: Something causing fear to fly. [j.] Mar 27 Sep 2011 - 20:26

Jimmy acceuillit Livia dans ses bras avec plaisir, malgré le frisson qui parcourut son corps lorsqu'ils se touchèrent. Il laissa le silence s'installer entre eux, profitant simplement de la présence de sa femme, oubliant le temps et le reste du monde. Ils auraient bien le temps de s'en soucier plus tard. Il caressa sa joue avec tendresse lorsqu'elle reprit la parole et sourit à sa phrase avant de murmurer un 'je t'aime aussi' en retour. Très tôt dans leur relation, voire même avant qu'ils ne commencent à sortir ensemble, Jimmy avait su que Livia serait la femme qui chamboulerait sa vie. Il en avait aimé d'autres avant elle mais après elle...il n'y aurait jamais personne. Elle était son âme soeur, pas besoin de tourner autour du pot. Jimmy déposa un court baiser sur son épaule avant de s'installer un peu plus confortablement dans leur lit, frissonnant quand les mains de Livia passèrent sur ses bras, le rythme de sa respiration augmentant sensiblement à son passage. Ses mains descendirent le long de son dos, remontant légèrement son tshirt afin de pouvoir poser ses mains sur elle, sur sa peau satinée et délicieusement fraiche. Il répondit à son baiser avec la même tendresse, appréciant la douceur de leur échange même s'il aimait bien lorsque l'inverse se produisait aussi. Jimmy appréciant ses variations de 'rythme' dans leurs vies : tantôt passionné et fougeux, tantôt tendre et calme, un équilibre précaire qu'ils arrivaient à maintenir instinctivement.

Lorsque leur baiser se termina, il rouvrit ses yeux pour croiser son regard noisette, un sourire bienheureux sur ses lèvres alors qu'elle le remerciait. Il hocha la tête, la serrant un peu plus contre lui, comme si on allait lui enlever Livia dans quelques minutes.

"Dans ce cas là, je ne te retiens pas..." dit il dans un murmure avec un petit clin d'oeil, pour la faire sourire un peu. Il déposa un nouveau baiser, sur sa joue cette fois ci avant de doucement s'asseoir contre la tête de lit pour être un peu plus confortable, son dos le tirant légèrement.

"Hey...je viens d'avoir une idée, pour notre lune de miel...je sais ça va paraître dingue..." dit il avant de secouer la tête, "...on pourrait aller en Antarctique, pendant leur période de nuit. Comme ça le soleil ne serait pas un probléme et puis comme destination ça serait plutôt original non ?" demanda t'il, ponctuant sa question d'un nouveau baiser, sur ses lèvres cette fois ci.

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