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There won't be anything left [R.]

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MessageSujet: There won't be anything left [R.] Dim 24 Juil 2011 - 20:18



(C) allonsyluv @ tumblr



Elle devait être folle, c’était l’explication la plus logique – et une chose que bon nombre de personnes pensaient d’Evelyn depuis un moment. La voilà qui était confortablement installée dans un canapé qui n’était pas le sien. Elle se trouvait chez Bleidd, sachant désormais ce qu’il était réellement. Pourquoi rester lorsqu’on savait que l’on dormait dans le même appartement d’une créature qui pouvait vous tuer à n’importe quel moment ? Elle n’en avait aucune idée. Dès qu’elle avait appris que celui qu’elle considérait comme un ami très cher et son confident n’était pas humain, elle avait failli exploser et l’avait cherché partout dans le but d’avoir des explications - ou, ce qu’elle aurait aimé, qu’il lui dise que tout était faux, qu’il était aussi humain qu’elle – oui mais voilà, le bonhomme était resté introuvable durant quelques jours, laissant la jeune femme fulminer seule dans son coin. Les jours passaient et sa colère se calmait doucement. Non, elle devait s’y prendre autrement. Aujourd’hui, il ignorait qu’elle était au courant et Evy n’attendait qu’une seule chose de sa part : Que ce soit lui qui lui avoue qu’il était un vampire. Mais c’était une chose qu’il n’avait pas encore faite, malgré les quelques piques lancées par la brunette. Elle ne pouvait plus le regarder en face, et c’était à peine si elle lui adressait la parole. Lorsqu’il s’approchait d’elle, elle se reculait aussitôt, elle semblait avoir adopté ce réflexe depuis qu’elle savait. Evelyn observait chacun de ses mouvements, c’était surréaliste : Comment avait-il réussi à le berner aussi longtemps ? Idiote.

Et pourtant, elle qui était connue pour sa haine envers cette race, elle vivait chez l’une de ces créatures. D’accord, si elle était venue s’installer chez Bleidd, c’était essentiellement parce que quelqu’un était entré par effraction chez elle et que, même si elle prétendait le contraire, elle avait eu la peur de sa vie. Aussi lorsqu’il lui proposa de l’héberger, elle accepta aussitôt. Sa raison ? Elle serait en sécurité avec lui à ses côtés. Puis elle pensa qu’il représentait lui aussi un danger. Paranoïaque, Evelyn avait cachée diverses armes dans le loft et principalement sous son oreiller. Si quelque chose devait arriver, elle serait prête. Du moins elle le croyait car, s’il tentait quelque chose, s’il l’attaquait aurait-elle la force de le tuer ? Elle n’était même pas certaine d’avoir la capacité de le blesser, ne serait-ce qu’un petit peu. Il était douloureux d’avoir encore des sentiments pour une créature. Elle essayait, chaque jour, de le détester mais sans succès. Evelyn avait parfois d mal à se dire que celui qu’elle avait considéré comme un homme parfait ne l’était pas tant que ça. Qu’il était difficile de ne pas fondre en larmes lorsqu’il était à ses côtés. C’était de la folie, mais pourtant elle était toujours chez lui.

Chaque jour, elle attendait qu’il parte travailler – ou peu importe ce qu’il faisait à la place, car que faisait-il en réalité – pour fouiller l’endroit où elle vivait désormais. Que cachait-il ? Elle devait admettre que le loft avait quelque chose de moderne - incroyablement moderne - , Evelyn avait toujours imaginé la maison d’un vampire comme une boutique d’antiquité et les voyait mal acheter leurs meubles chez Ikéa et pourtant… Elle se risquait souvent à fouiller la chambre de Bleidd et c’est ce qu’elle fit encore une fois aujourd’hui. La brunette ignorait ce qu’elle cherchait : une photo avec une date au dos ? Des articles de journaux ? Ou un journal intime ? Bon, peut être que l’idée de trouver un journal était un peu trop mais qui sait, peut être qu’elle trouverait un petit calepin avec le nom des personnes qu’il avait tué. Qu’elle y verrait le nom de sa sœur. Et le sien. Evelyn était en pleine inspection lorsqu’elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir. Elle se précipita de justesse hors de la chambre et trouva Bleidd les bras chargés. Et, Dieu merci, il y avait de l’alcool.
«Tu es de retour ? Déjà ? Tu m’a fait peur… » fit-elle, nerveuse, elle s’adossa contre un mur en priant qu’il ne sente pas qu’elle avait quelque chose à se reprocher . Elle gardait toujours ses distances. Elle examina encore une fois ce qu’il avait ramené… Qu’est ce qu’il préparait ? Il avait l’intention de la tuer ce soir et de fêter ça ?

«C’est pour quoi faire ? » lança-t-elle d’une voix timide. «Tu as quelque chose à fêter ? »

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MessageSujet: Re: There won't be anything left [R.] Dim 24 Juil 2011 - 23:30



In a world full of wrong, you're the thing that's right.

« Tu es sûr que c’est une bonne idée ? » Lui demanda la propriétaire de l’appartement dans lequel il se trouvait actuellement. « Ce n’est pas un peu trop… tôt ? » Le dernier mot de sa phrase mit un certain temps à venir. Elle n’était pas vraiment certaine du bon discours à adopter avec son ami. Même s’ils n’avaient aucun passé en commun, la petite brunette connaissait tout ce qu’il y avait à savoir sur Bleidd Perkins. Du nom de sa créatrice à son amour démesuré pour celui qui l’avait délivré de sa potence personnelle trois-cent ans plus tôt. Par conséquent, le prénom d’Eleanor lui était immédiatement revenu en mémoire lorsqu’il lui avait annoncé l’emménagement d’une humaine chez lui. Bien entendu, elle le savait plein de bonne volonté mais sa fragilité était certaine. Chaque jour que Dieu faisait, le vampire menaçait de s’effondrer comme un vulgaire château de cartes. Il pouvait bien prétendre le contraire et jouer les durs devant elle, elle n’était pas dupe. La blessure causée par ses propres actes était encore présente. La plaie était toujours visible et risquait de s’ouvrir à nouveau au moindre choc. C’est la raison pour laquelle elle souhaitait à ce point le ménager et le mettre en garde. Elle ne doutait absolument pas de son désir de retenue mais à trop vivre de frustrations, l’Ecossais en venait à se transformer progressivement en bombe atomique vivante. L’explosion promettait d’être d’une violence rare. Elle n’était hélas pas présente lors de la dernière détonation plusieurs décennies auparavant, mais elle savait qu’une vie humaine avait été dérobée. Malgré ses nombreux tourments et ses tracas personnels, Bleidd semblait prendre toute cette histoire très au sérieux. Il était primordial de ne surtout pas réitérer les erreurs du passé. Son équilibre était déjà suffisamment précaire pour avoir en plus à essuyer une nouvelle bavure.

« Je n’avais pas le choix, Delia. » Souffla-t-il d’une voix lassée, faisant les cent pas à travers le salon. « Je t’ai déjà expliqué la situation. » La jeune femme, en apparence, haussa simplement les épaules. « Des vampires ont saccagé son appartement. Qu’est-ce que je devais faire ? Lui conseiller une bonne marque d’alarme électronique ? » Les deux créatures s’observèrent silencieusement durant quelques secondes avant de pouffer de rire en chœur. La brunette, dont la taille avoisinait le mètre cinquante à tout casser, se remit debout et vint se placer devant lui. Elle dut étirer son bras pour parvenir à lui caresser sa douce joue pâle. « Tu sais ce que tu fais, c’est le principal. » L’Ecossais plongea son regard azur dans celui, très sombre, de son amie sans toutefois répondre quoi que ce soit. A dire vrai, il n’était pas totalement sûr de ce qu’il était en train de faire avec Evelyn. Depuis qu’il avait pris ses distances avec Samson, les heures lui semblaient incroyablement longues. De ce fait, cela lui donnait davantage de temps pour cogiter sur ses actes, ses sentiments et tout ce qui était susceptible de le heurter un peu plus. Malheureusement ces derniers temps, l’appartement de Delia prenait peu à peu des allures de bureau des pleurs. L’homme venait y déverser ses problèmes et repartait l’esprit nettement plus léger. Elle était en quelque sorte la gardienne de ses affres les plus grandes comme les plus petites. Il avait une confiance aveugle en elle. Lorsque son quotidien se gâtait sérieusement, il lui rendait visite simplement pour savourer le plaisir d’entretenir une relation facile, sans conflits ni querelles sans cesse suspendues au-dessus de sa tête.

Une bonne demi-heure plus tard, il quittait son appartement pour regagner son propre domicile où l’attendait – enfin, peut-être pas après tout – probablement Evelyn. Déserter le loft alors qu’il l’avait invitée à rester chez lui afin de se sentir un minimum en sécurité quelque part n’était pas très poli de sa part. Un sac en papier contenant des courses sous le bras, il pénétra à l’intérieur et claqua la porte derrière lui tandis que la jeune femme finissait de descendre l’unique escalier qui menait à l’étage où se tenait la chambre à coucher. Celle qu’il avait du quitter pour la lui céder gentiment. Ce n’était pas comme si ce détail était réellement important. Séjourner la nuit sur le large divan n’était pas un problème quand la nécessité de dormir n’existait plus. « Je ne voulais pas t’effrayer… » Répondit-il avant de poser ses achats sur le plan de travail de la cuisine. « La prochaine fois, je tâcherai de faire plus de bruit en glissant la clef dans la serrure. Histoire que tu saches que c’est moi. » Il esquissa un sourire modéré en lâchant ces paroles qui, d’un certain point de vue, ne relevaient pas totalement de la plaisanterie si elle avait réellement été surprise par son arrivée. « Je t’ai pris des sushis, comme je sais que tu adores ça. » Il sortit la nourriture du sachet et déposa la petite boîte en plastique qui contenait les mets japonais sur la table. Il déposa par la suite les deux bouteilles de vin rouge qu’il avait aussi acheté dans l’intention de lui faire plaisir. « Si tu n’aimes pas ça, » commença-t-il en désignant la boisson. « Il y a toujours d’autres alcools dans ce placard. » Il pivota sur lui-même pour lui montrer le placard en question. Ce n’était pas le genre de choses qu’il avait l’habitude de consommer mais Galloway n’était pas la première humaine qu’il fréquentait.

Persuadé qu’elle ne lui faisait plus la tête pour une raison qu’il ignorait cependant toujours – car en cinq petites minutes elle s’était adressée plus souvent à lui que durant les dernières vingt-quatre heures – il effectua un pas timide dans sa direction. « Je ne t’avais pas dit ? C’est mon anniversaire ! » Le mensonge était sorti tout seul tel un automatisme. Pourquoi avait-il lâché une ânerie pareille ? Le désir de rapidement noyer le poisson l’avait empêché de réfléchir à une explication plus réaliste, dirons-nous. « J’ai pensé qu’on pourrait tranquillement fêter ça ici, entre nous. » Sa main quitta la poche de son jean pour se tendre distinctement dans sa direction pour lui intimer d’approcher. Il n’en pouvait plus de cette distance abusive qui les séparait depuis bien trop longtemps maintenant. Si tout le monde le rejetait comme le plus maudit des pestiférés, il ne voyait pas pour quelle raison il persistait à demeurer dans cette ville bien trop immense. « Qu’en penses-tu ? »

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MessageSujet: Re: There won't be anything left [R.] Mer 27 Juil 2011 - 23:33

Evelyn mourrait d’envie de lui dire que, oui, faire un peu plus de bruit avec ses clefs avant d’entrer serait une excellente idée mais si elle faisait ça alors un ‘pourquoi ?’ était inévitable. La jeune femme fit son possible pour paraître normal et se félicita pour avoir réussi à masquer sa culpabilité, visiblement le vampire ne la soupçonnait de rien. Toujours adossée à son mur – sait-on jamais, quelqu’un pouvait venir l’attaquer dans son dos – la brunette commença à s’intéresser de près à ce qu’il avait ramené. Elle était affamée et il lui avait ramené son plat préféré. Garder ses distances ou bien manger ? Cruel dilemme. Evy se mordilla la lèvre avant de se détacher lentement du mur pour s’avancer un peu plus dans la cuisine. Si Evelyn Galloway devait être un pêché alors elle serait la gourmandise sans hésitation. Et en plus il avait ramené du vin… D’accord, c’était mignon. Impossible de ne pas sourire dans ces cas-là, c’était probablement la première fois qu’elle lui lançais un sourire sincère depuis qu’elle savait. «Oui, je sais où est l’alcool » Fit-elle doucement, comme si elle se sentait coupable de savoir une telle chose. Bien sûr qu’elle avait pris quelques verres lorsqu’il n’était pas là, pour se donner du courage.

Quoiqu’il en soit, elle ne savait toujours pas ce qu’il avait l’intention de fêter. Sa mort imminente pensait-elle alors qu’il avança vers elle avant de lui annoncer la grande nouvelle. Attendez, quoi ? Son anniversaire ? Depuis quand ? C’était nouveau mais au moins il n’allait pas la tuer c’était déjà ça. La confusion devait se lire sur le visage de la jeune femme, qui ne tentait même pas de le cacher.
«Ton anniversaire ? Aujourd’hui ? Je ne savais pas… » Et c’était vrai. Ils ne se connaissaient pas il y a un an, seulement quelques mois et durant tout ce temps jamais l’anniversaire de Bleidd n’avait été mentionné. Lorsqu’elle le croyait encore humain, elle pensait que la date n'était simplement pas encore arrivée et qu’il ne faisait pas partie de ses gens qui aimaient vieillir ou donner leur date de naissance. Et si c’était vraiment aujourd’hui ? Une part d’elle s’en voulait de ne pas l’avoir su plutôt et de n’avoir aucun cadeau à lui offrir. «Fêter ça entre nous comme…Tu veux dire, tous les deux ? » Quand Evelyn faisait appel à sa logique. D’accord, il voulait jouer la comédie du gentil humain, elle aussi pouvait jouer. Ce serait difficile, mais Evy allait reprendre le rôle de l’imbécile d’humaine qui n’est au courant. Une nouvelle fois elle lui fit un sourire avant de s’approcher de lui et de lui déposer un baiser sur la joue. «Joyeux anniversaire. » Puis elle se dirigea vers l’un des placard et en sortit deux verres avant de revenir s’emparer de l’une des deux bouteilles de vin rouge et de remplir les deux verres. Elle en tendit un à Bleidd, puis observa son propres verre quelques instants avec un air songeur avant de partager ses pensées à son ‘ami’ «Tu sais quand j’étais petite, chaque fois que je voyais un adulte boire du vin rouge…J’étais persuadée qu’il s’agissait de sang, à cause de la couleur. Tu as déjà pensé ça ? » Et non, éviter de lui lancer quelques piques ce soir, n’était pas envisageable. Enfin, aussi longtemps qu’elle serait sobre parce qu’après…

C’est sans surprise qu’Evelyn avala tous les sushis – ayant réussi à en faire avaler quelques uns à Bleidd avant de laisser tomber en voyant la tête qu’il faisait dès qu’il en avait un dans la bouche – Et forcément, l’alcool aidant, Evelyn était vraiment détendue et sa relation avec Bleidd était redevenue comme avant, ou presque. Elle riait, n’hésitait pas à le toucher, ne reculait pas lorsque lui la touchait. Les deux bouteilles étaient vides et elle s’était maintenant attaquées à celles qui étaient dans le fameux placard à la recherche de quelque chose de plus fort. On pouvait dire, à cette heure avancée de la nuit, qu’elle était saoule. Et ce n’était jamais bon lorsqu’elle était dans un état pareil.
«Alors… » fit-elle en laissant tomber son gilet sur le sol. Elle qui veillait toujours à avoir des tenues plus ou moins sages ne laissant pas apparaître ses épaules, et encore moins son décolleté se laissa aller ce soir. Elle avait cette jolie petite robe rouge avec de fines brettelles, quelque chose que la Evelyn sobre n’aurait jamais montré. Puis elle détacha ses cheveux et tout se déroula comme dans une publicité pour un shampooing. «Comment se passe ton anniversaire jusqu’à présent ? Tu t’amuses ? » lâcha-t-elle en l’observant avec un curieux regard. Non, elle flirtait bel et bien avec lui. Elle fit glisser sa main jusqu’à la sienne et se mit à jouer avec les doigts du vampire. «Merci pour les sushis, c’était vraiment, vraiment adorable mais…C’est ta journée. Tu aurait dû prendre quelque chose qui te fasse plaisir à toi. »

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MessageSujet: Re: There won't be anything left [R.] Dim 31 Juil 2011 - 11:41

Bleidd ne ressentit aucune réelle différence dans le comportement de la jeune femme. A dire vrai, elle agissait de manière bien étrange depuis un petit moment maintenant alors la voir s'agiter ainsi et donner l'impression de paniquer à chaque fois qu'il s'adressait à elle n'était guère étonnant à présent. Il ignorait quelle mouche avait bien pu la piquer mais les dommages étaient de toute évidence sévères pour la plupart. Il en était même venu à se demander si elle n'était pas sous l'emprise d'une certaine forme de sorcellerie tant son attitude avec lui était anormale. Du jour au lendemain, elle s'était montrée extrêmement distante et silencieuse comme si elle lui reprochait quelque chose alors qu'il n'avait, à son souvenir, rien fait de mal. Et puis, il était bien trop occupé à s'en vouloir à lui-même pour faire attention à ses humeurs changeantes. Des tourments – beaucoup trop nombreux – lui tiraillaient l'esprit à longueur de journée, sa situation devenait progressivement ingérable et Evelyn ne faisait que l'enfoncer davantage dans son sentiment de mal-être. Elle n'en avait sans doute pas conscience ou, au contraire, peut-être cela était prémédité de sa part, dans tous les cas l'Ecossais ne se sentait bien nulle part. Son lieu de travail, le centre ville de Babylon, l'appartement de son compagnon, son loft ; tant de lieux qu'il fréquentait jadis quotidiennement mais qu'il ne visitait plus désormais. Il avait gracieusement offert un toit à l'infirmière qui se tenait présentement devant lui dans un moment où son aide avait été nécessaire, mais au lieu d'obtenir une quelconque forme de remerciements, il récoltait seulement une compagnie lunatique et presque désagréable. Le vampire savait faire preuve de patience, il l'avait montré à de nombreuses reprises en sa présence, mais aujourd'hui il était arrivé à saturation, ou du moins à quelque chose qui s'en rapprochait. En tentant une dernière fois de socialiser avec elle, il accordait une ultime chance à leur duo avant de prendre probablement certaines décisions. Le coup de l'anniversaire relevait d'une pure improvisation de sa part. Tout ce qu'il souhaitait, c'était savoir pour quelle raison elle avait accepté de passer chacune de ses nuits chez lui alors qu'elle ne semblait même pas disposée à le regarder directement dans les yeux quand il s'adressait à elle. Où était passée la Evelyn qu'il retrouvait régulièrement à l'hôpital durant ses pauses déjeuner ? Celle-là même pour qui son attachement était réel. Il avait beau réellement l'apprécier, il ne pouvait toutefois pas faire face à la situation dans laquelle elle les plongeait volontairement tous les deux. Il n'avait pas signé pour cela en prenant la décision d'en faire son humaine attitrée. Si Miss Galloway n'éprouvait plus aucune envie de se retrouver dans la même pièce que lui, il ne pouvait aller plus longtemps à l'encontre de ce qu'elle désirait. Si elle refusait d'être protégée par l'être démoniaque qu'il était malgré lui, il se ferait une raison et la laisserait partir sans même la retenir. Il ne pouvait tout bonnement pas s'opposer à elle.

Le nombre abusif de fois où elle lui lança un sourire en l'espace de quelques minutes le laissa pantois. Il ne réalisa d'ailleurs pas bien son geste lorsqu'elle s'approcha pour lui déposer un baiser sur la joue. Instinctivement, ses lèvres s'étirèrent en un large sourire ravi. Cette promiscuité entre eux lui avait horriblement manqué. Elle ne devait pas s'en douter mais son mouvement lui faisait un bien fou. Peut-être un peu trop même. « Merci. » Souffla-t-il presque timidement avant de se saisir du verre qu'elle lui tendait. « Non, je n'ai jamais pensé à une telle chose... » Répondit-il, amusé. « L'imagination des enfants est débordante parfois. » Il haussa simplement les épaules puis tendit sa coupe dans sa direction pour trinquer avec elle. « A nous. » Il porta le verre à ses lèvres et l'inclina légèrement de manière à faire couler un peu de ce liquide rouge – inhabituel pour lui – dans sa bouche. Le goût était infecte mais aucune forme de dégoût ne vint marquer ses traits détendus. Plus d'une fois, il avait expliqué à Evelyn qu'il ne consommait pas d'alcool mais il faisait l'effort pour les grandes occasions, comme ce soir. Un verre n'allait pas le tuer. Quoi que... Il lui était déjà arrivé de revomir la nourriture humaine qu'il s'était risqué à ingurgiter.

Les minutes s'écoulèrent rapidement, bientôt suivies par leurs copines les heures. Toujours debout dans la cuisine, les deux protagonistes s'étaient perdus dans de longues discussions aussi futiles qu'intéressantes. Enfin, plus le vin rouge descendait, plus celles-ci perdaient en intérêt. Quand la jeune femme s'approcha du placard en hauteur et tendit son bras pour l'ouvrir, Bleidd s'empressa de venir se placer derrière elle pour glisser ses mains sur sa taille étant donné son équilibre grandement précaire. Il ne savait pas s'il était judicieux de la laisser s'attaquer à la bouteille de vodka non entamée. Néanmoins il se recula afin de la laisser déposer l'alcool sur le plan de travail et avoir l'espace suffisant pour se retourner. L'épisode du gilet lâché nonchalamment au sol le laissa pensif un court instant. Ses yeux s'attardèrent sur le bout de vêtement par terre avant de se diriger de nouveau vers le visage de son amie, visiblement saoule comme jamais il ne l'avait vu auparavant. « Je... » Commença-t-il avant d'être interrompu par la main d'Evelyn qui jouait à présent avec la sienne. « Que tu sois ici, avec moi, me fait déjà énormément plaisir. » Sa main libre attrapa un bout de sa robe avant de jouer avec le tissu du bout des doigts. Il la fit discrètement remonter jusqu'à sa hanche où elle décida d'élire domicile. Lentement, il la contraignit à reculer jusqu'au meuble le plus proche – près de l'évier de la cuisine – et s'arrêta seulement une fois que son dos fut en contact avec ce dernier. Il libéra la main qu'elle s'était amusée à toucher pour venir emprisonner l'arrière de sa nuque avec. Le bleu intense de ses yeux semblait s'être légèrement éclairci alors qu'il la fixait désormais avec insistance. « Tu ne me fais plus la tête ? » Demanda-t-il dans un murmure, dans une attitude quasi-enfantine qui dénota grandement avec le geste de ses doigts qui suivit. En effet, après avoir quitté sa hanche, son index était rapidement venu à la rencontre de ses lèvres dont il dessinait sensuellement le contour avec envie. Evelyn n'était pas dans son assiette, il n'était pas raisonnable d'abuser d'elle dans de telles circonstances. Ce n'était pas bien. Seulement, la voir aussi ouverte et pratiquement offerte à lui, affolait le moindre de ses sens de prédateur. De plus, il éprouvait récemment un sentiment pénible de solitude qui l'obligeait à se montrer beaucoup plus faible qu'à l'accoutumée. Oui, Bleidd Perkins aussi pouvait être en manque d'affection.

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MessageSujet: Re: There won't be anything left [R.] Mer 3 Aoû 2011 - 20:47

Evelyn était une personne totalement différente à présent, merci au vin et à la vodka. Ce n’était pas souvent qu’elle se laissait aller à boire autant car elle savait pertinemment ce qui arrivait dans ces cas-là. C’était comme si une autre Evy venait pointer le bout de son nez, elle le savait car on lui avait déjà parlé du comportement étrange qu’elle avait lorsqu’elle buvait trop. La douce et gentille Evelyn laissait place à une sorte de version plus exubérante et moins prude que l’originale et il était dangereux de laisser une telle Evelyn entre les mains de n’importe qui car, évidemment, elle serait capable de n’importe quoi. Et la soirée ne faisait que commencer, elle venait déjà de laisser tomber son gilet, de détacher ses cheveux et l’envie de retirer ses chaussures était vraiment très tentante. D’ailleurs elle posa les yeux sur ses pieds avant de remarquer la main de Bleidd sur elle. Et pas à n’importe quel endroit. Elle ne pu s’empêcher de sourire, ni même de rougir légèrement. Mais même sans alcool sa réaction aurait été la même, c’est pourquoi elle n’essaya même pas de se reculer, ni même de lui faire retirer sa main. Non ce qu’elle pensait à cette instant précis c’était : enfin ! Le contact devint de plus en plus intense entre eux alors que ses yeux étaient plongés dans les siens. Elle n’avait jamais réalisé à quel point ses yeux pouvaient être bleus. C’est d’ailleurs cette pensée totalement inintéressante – il était évident que cette version d’Evy manquait cruellement de conversation, préférant les gestes à la parole – qu’elle s’apprêtait à partager avec lui lorsqu’il lui posa une question qui ne manqua pas de la faire rire.

Oh oui, elle lui faisait la tête…Si c’était comme ça qu’il voyait la chose. Elle avait peur de lui, mais peut être était-elle trop bonne actrice pour qu’il ne réalise ce qu’il se passait réellement. C’est à cause de cela qu’elle se mit à rire aux éclats avant de placer la main sur sa bouche. Elle ignorait s’il voulait vraiment savoir pourquoi et si elle lui faisait encore la tête mais quoiqu’il en soit, la brunette décida de répondre en secouant légèrement la tête pour lui signaler que non. Un étrange sourire venait de faire son apparition sur le visage d’Evelyn, comme si elle avait une idée derrière la tête ce qui, ne présageait rien de bon. Après un moment de silence et comme si elle avait trouvé une idée en fixant le regard de Bleidd, Evy commença à enlever le premier bouton de la chemise de son ami.
«Tu sais pour quelle raison je pourrais être en colère après toi ? » Si la question avait un côté sérieux, le visage de la brunette ne l’était pas du tout. Elle attendait la réponse à sa question qui ne viendrait évidemment pas puisque ce dernier ne devait avoir absolument aucune idée de ce qui était en train de se dérouler dans sa propre cuisine. «Depuis qu’on se connaît… » Elle s’attaquait désormais au deuxième bouton de la chemise de Bleidd «…Tu n’a jamais fait le premier pas. Tu as remarqué ? » Evelyn, elle, avait remarqué et même sobre elle aurait pu lui dire la même chose. «Alors si ce soir tu ne fait rien… J’imagine que je serais obligée de te faire la tête pour de bon. » Elle commençait à s’attaquer aux autres boutons lorsque soudain elle s’arrêta. C’était comme si le canapé était en train de l’appeler et elle se dirigea donc vers le salon – en titubant légèrement.

Une fois assise, elle retira ses chaussures – depuis le temps qu’elle en avait envie. Désormais tout ce qui lui restait sur le dos était cette petite robe. Elle n’était pas chez elle mais pourtant voilà qu’elle agissait en véritable propriétaire des lieux en invitant son hôte à venir prendre place à ses côtés. Enfin, elle ne lui laissa pas vraiment le temps de s’installer puisqu’elle l’attira vers elle avant de l’embrasser passionnément. Elle mis fin à ce baiser de manière brutale. Le but ? Voir s’il allait réagir à cela. Elle passa la main dans les cheveux du vampire avant de lui murmurer à l’oreille
«C’est moi ton cadeau d’anniversaire. » C’était une phrase que jamais la Evelyn ordinaire n’aurait osé sortir. Jamais. Même l’idée de dire une chose pareille lui aurait donné envie de se cacher.

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MessageSujet: Re: There won't be anything left [R.] Jeu 11 Aoû 2011 - 20:53

Bleidd avait déjà eu l’occasion de voir Evelyn forcer sur la boisson plus que le nécessaire. Bien souvent des quantités trop importantes pour un corps aussi frêle que le sien. Il ne disait jamais rien et préférait la laisser délirer comme bon lui semblait. Plusieurs fois, il avait été amené à la reconduire chez elle, légèrement ivre. Mais comme à chaque fois, il se contentait de la déposer dans son lit ; car la savoir en sécurité dans son appartement l’importait réellement. Jamais il n’avait cherché à tirer un quelconque avantage de ces moments. Il la respectait bien trop pour cela. Dans ce cas, pourquoi changer d’attitude aujourd’hui ? La situation l’exigeait plus ou moins. Depuis qu’elle passait les nuits dans son loft, il avait à maintes reprises essayé d’entrer en communication avec elle mais la jeune femme semblait s’être braquée de telle sorte à ne plus faire attention à lui. A l’heure actuelle des choses, il avait en quelque sorte baissé les bras concernant une éventuelle réconciliation. L’enivrer d’alcool n’était pas son idée première. Non, Evelyn n’avait pas eu besoin de son aide pour trouver son chemin. Il éprouvait presque des remords à profiter de sa naïveté passagère mais si cela lui apportait la chance de faire la paix avec elle – bien qu’il ignorait l’origine du mal – alors il choisissait de tenter le coup. Et puis, dans le fond, l’alcool qui la contrôlait ne la faisait pas agir contre sa volonté et ne modifiait en rien sa personnalité. Le liquide l’aidait simplement à dire ou faire des choses qu’en temps normal elle serait bien incapable d’accomplir. Elle possédait déjà dans son for intérieur cette volonté de rapprochement. C’était lui rendre service de lui donner l’opportunité de s’extérioriser un peu. Bleidd croyait sa réflexion juste alors qu’en fait il s’agissait avant tout d’un prétexte destiné à se déculpabiliser.

Lorsqu’elle lui posa une question, Perkins secoua faiblement la tête de gauche à droite en guise de réponse. Il ignorait réellement pour quelle raison elle pourrait être en colère contre lui. Il n’avait jamais rien attenté contre elle. Il n’avait jamais haussé le ton sur elle. Il l’écoutait constamment quand elle ouvrait la bouche pour se confesser ou simplement s’exprimer. Selon lui, il était un très bon ami. Le vampire observa attentivement le mouvement de ses doigts qui s’attelaient à détacher les boutons de sa chemise blanche, un à un et très lentement. Sans l’interrompre, il la laissa poursuivre son petit récit et répondre elle-même à la question qu’elle venait de lui poser. Un sourire indescriptible naquit alors au coin de ses lèvres qui s’étirèrent à mesure qu’Evelyn levait le voile sur ce mystère intriguant. Elle mettait le doigt sur une vérité criante. S’il ne faisait jamais le premier pas, comme elle le prétendait, c’était uniquement parce qu’il voulait éviter que ses intentions soient mal interprétées. La peur perpétuelle de faire un faux pas ou de perdre le contrôle ne le quittait pour ainsi dire jamais. Il n’était pas humain. Les choses n’étaient pas aussi simples pour lui. Il ne pouvait pas se laisser guider par ses désirs les plus primaires comme les plus réfléchis. Ce n’était résolument pas l’envie qui lui manquait mais elle n’était pas sans savoir qu’on ne faisait pas toujours ce que l’on souhaitait dans la vie.

Alors qu’il commençait enfin à apprécier le petit jeu de ses doigts sur son vêtement sans ressentir aucun scrupule, la jolie brunette quitta son contact pour celui – certainement plus douillet – du canapé sur lequel elle prit place et l’intima aussitôt de venir. Quittant à son tour ses chaussures au beau milieu de l’imposante pièce principale, il s’empressa de la rejoindre sur le sofa. La jeune femme l’attira à elle avant même qu’il n’ait posé ses fesses à ses côtés. Il manqua par conséquent de lui tomber dessus mais se rattrapa avec une facilité déconcertante en posant sa main sur le haut du dossier derrière le dos de son invitée tandis que leurs lèvres se rencontraient avec fougue. Lorsque leur échange prit fin, il déposa sa paume contre sa joue comme pour faire durer le contact mais aussi pour l’empêcher de s’échapper une nouvelle fois. « J’ai le droit d’ouvrir mon cadeau maintenant ? » Demanda-t-il en utilisant le même ton malicieux que son amie. Pour appuyer ses paroles, il plaça sa main sur son genou avant de la faire doucement glisser vers sa cuisse, remontant en même temps le bas de sa robe dans son sillage. Sans même lui laisser le temps de répondre, sa bouche repartit à l’assaut de la sienne dans des baisers nettement plus fiévreux que les précédents. L’Ecossais se mit alors sur les genoux sur le canapé après avoir agrippé l’arrière de la cuisse d’Evelyn qu’il fit agilement tomber sur le dos en attirant le bas de son corps contre son bassin, le tout sans cesser de l’embrasser. Sa taille désormais entourée par les cuisses de la jeune femme, il allongea son torse contre sa poitrine cette fois-ci avec beaucoup plus de douceur. L’une de ses mains posée sur l’accoudoir le maintenait en équilibre afin de ne pas l’écraser par son poids, alors que l’autre allait et venait frénétiquement le long de sa cuisse dénudée. Ses lèvres picorèrent sa joue avant de parsemer le creux de sa nuque d’une multitude de baisers sensuels. Il pouvait sentir sa peau frissonner sous chacune de ses caresses et la chair de poule recouvrir les pores de son épiderme. Le sentiment qu’elle était sienne l’intimait secrètement de ne surtout pas interrompre ce qu’il était en train de faire. Le sang humain qu’il avait redécouvert et dont il se nourrissait quotidiennement depuis peu lui offrait des sensations comme nouvelles, tant le souvenir qu’il avait d’elles était lointain. Et cela lui conférait un plaisir incommensurable.

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MessageSujet: Re: There won't be anything left [R.] Mar 23 Aoû 2011 - 12:54

Une partie d’Evelyn – soit la plus atteinte par les effets de l’alcool – était ravie de voir que son plan avait marché, il l’avait suivie jusqu’au canapé, même si elle ne lui avait pas vraiment laissé le choix, mais sa plus grande fierté était de voir qu’il ne l’avait pas repoussée après le baiser qu’elle lui avait donné. Au contraire. Les événements s’enchainèrent à une vitesse déconcertante aux yeux de la jeune femme. Elle n’eu pas le temps de répondre à sa question qui devait être probablement rhétorique pensa-t-elle alors qu’il l’embrassa à son tour. Et c’est alors qu’elle sentait les mains du vampires un peu partout sur elle, ou du moins c’était la sensation qu’il lui donnait, que la Evelyn sobre qui sommeillait au fond d’elle se demanda si elle n’était pas en train de commettre une erreur…Elle posa une main sur l’épaule de Bleidd dans le but de le repousser mais n’en eu ni la force ni l’envie. Les baisers du vampire étaient beaucoup plus puissants que sa volonté. Bien sûr, c’était elle qui avait lancé la chose mais voilà que la brunette sentait qu’elle était légèrement en train de perdre le contrôle de la situation et Bleidd était en train de manipuler le corps d’Evy comme il le désirait. Si normalement, elle aurait été effrayée à cet instant précis elle eu une réaction étrange : elle se mit à glousser.


Sans doute était-ce parce qu’elle n’avait pas été aussi intime avec un homme depuis bien trop longtemps mais les gestes de la jeune femme étaient hésitants. Alors qu’il semblait concentré sur la nuque de la brunette – chose qui aurait logiquement du l’alarmer connaissant la véritable nature de l’homme qui était sur elle - Evy se sentit légèrement perdue…Avant de poser les yeux sur la chemise qu’elle avait commencé à déboutonner quelques minutes auparavant. C’est avec peu d’assurance qu’elle se lança alors à l’assaut de cette chemise qui ne mit pas longtemps avant de disparaître et d’aller rejoindre le sol. Les mains de la brunette se baladèrent un moment sur le torse de Bleidd avant de descendre et rencontrer un énième obstacle sous la forme d’un pantalon. Ce n’était pas juste, lui pouvait aller et venir comme il le désirait grâce à la robe qu’elle portait mais elle ? Elle devait encore s’occuper de ce léger détail et alors il lui serait impossible de faire marche arrière. Elle avait envie de lui demander s’il était attaché à ce pantalon en particulier mais n’en fit rien et au lieu de ça elle retira la ceinture puis le reste avec une sauvagerie qui ne lui ressemblait guère. Evelyn esquissa un sourire en voyant son œuvre accomplie et se mit tout à coup à poser à nouveau la main sur le torse de Bleidd en le repoussant légèrement dans le but de lui demander d’arrêter quelques secondes. Secondes qui lui étaient nécessaires afin de retirer complètement sa robe. La brunette observa un moment son ami, lui caressa la joue pendant quelques secondes profitant de cet instant de répit avant de lui sourire et lui lancer avec un air de défi dans le regard
«Vas-y »


Elle pouvait en toute honnêteté dire qu’elle lui laissait faire tout le travail. D’abord parce qu’elle n’était pas vraiment certaine de ses compétences dans ce domaine mais aussi à cause de son état actuel. Mais d’un autre côté sans alcool elle ne serait pas dans cette position à cet instant précis. Chaque fois qu’il posait les doigts sur la moindre parcelle de son corps elle sentit un frisson la parcourir, ignorant si c’était à cause de la froideur de sa peau ou de ce qu’elle ressentait, tout comme elle faisait tout pour ne pas laisser échapper le plaisir qu’elle prenait en s’accrochant fermement au vampire. Elle autorisa néanmoins ses lèvres à donner quelques baisers ici et là privilégiant ses lèvres avant de doucement se diriger vers son cou, n’était-ce pas ce qu’il avait fait auparavant ? Eh bien voilà le moyen qu’avait trouvé la jeune femme pour lui faire comprendre que les baisers dans le cou, elle appréciait.

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MessageSujet: Re: There won't be anything left [R.] Jeu 25 Aoû 2011 - 20:37

Ils étaient déjà passés par là auparavant. Une fois. Une toute petite fois durant laquelle Bleidd s’était fait violence pour interrompre leur contact déjà solidement entamé. Il avait été contraint de freiner les ardeurs de sa compagne mais avant tout les siennes qui, une fois lancées, ne s’arrêtaient généralement pas avant d’avoir totalement accompli leur devoir. Il n’était pas humain et ne pouvait hélas pas le crier sur tous les toits. Pourtant cette révélation importante aurait levé le voile sur énormément de choses concernant leur quotidien. De plus, elle aurait ainsi compris d’où lui venaient cet appétit intarissable sorti de nulle part et cette endurance épatante. Alors que son corps tout entier quémandait la présence de celui d’Evelyn contre sa peau gelée, il devait taire ses envies les plus intimes même si cela engendrait une frustration dépassant les limites de l’entendement. Refouler ses nombreux désirs de simplement la contempler dans sa magnifique tenue d’Eve ou bien de tracer des lignes imaginaires le long de ses membres était devenu comme une habitude pour le vampire. Il avait appris à canaliser ses pulsions en développant une relation particulière avec celle qu’il considérait à présent comme une amie ; voire bien plus que cela. Des heures entières passées à l’écouter parler de son existence ou de la disparition tragique de sa sœur étaient parvenues à le faire patienter toujours un peu plus. Maintenant, en sa présence, il prenait sur lui et réussissait facilement à éteindre son côté « mort vivant » pour laisser place à une humanité qu’il était persuadé de posséder.

Seulement ce soir, les choses étaient différentes. Ses projets s’étaient modifiés sitôt son invitée devenue plus « docile » avec lui. Certes était-il faible à bien des égards mais il ne pensait pas manquer à ce point de vigueur face à la silhouette parfaite d’une jeune femme. Pourtant, il avait cruellement envie de tout envoyer valser. De dire merde à tous ceux qui prétendaient vouloir son bien. D’arrêter de trop réfléchir pour une fois. D’agir par instinct comme le voulait son espèce immortelle. Tout ce qu’il souhaitait, c’était agir comme un buveur de sang et cesser de repousser au loin sa nature première. Il voulait être un vampire, ni plus ni moins. Il en avait grandement besoin. Il voulait être lui. Point. C’était une nécessité. Aujourd’hui tout du moins. Alors quand la jolie brunette entreprit de le déshabiller intégralement, l’Ecossais sentit monter en lui une excitation grandissante qui bientôt deviendrait certainement incontrôlable. Le processus était ainsi fait pour les curieux spécimens de son genre. Il maîtrisait facilement la situation jusqu’à ce que les premières difficultés n’apparaissent. Il n’était jamais bon de pousser à bout un vampire, aussi bien dans les derniers retranchements de son plaisir que de sa haine. Dans les deux cas, la réaction demeurait violente.

Sa lèvre inférieure fermement emprisonnée entre ses dents blanches, il se redressa légèrement dans le but de se débarrasser de son pantalon à présent détaché tandis qu’Evelyn retirait elle-même sa courte robe. Lorsqu’elle lui fournit son approbation pour aller plus loin, Perkins esquissa un large sourire qui ne laissait planer aucun doute sur la suite des événements. Intérieurement, il était ravi d’avoir eu en partie son consentement car, à ce stade il n’était plus vraiment certain de pouvoir stopper sa course folle. Fermant un court instant les yeux durant le bref contact des lèvres de la jeune femme sur sa nuque, il émit un long soupir de contentement volontairement non dissimulé. « Tu es magnifique. » Souffla-t-il faiblement après avoir amené son visage au-dessus du sien. Il se sentait comme obligé de le préciser. Après le premier essai raté qu’ils avaient traversé, il ne voulait surtout pas qu’elle croit une seconde qu’il ne la désirait pas. Au contraire, tout le problème résidait à ce niveau-là. Il ressentait une envie presque furieuse de la faire sienne. C’était d’ailleurs ce qui l’alarmait le plus. Enfin, dans un passé qu’il préférait dire lointain. Car ce soir, il bannissait les remords et les tourments de son vocabulaire. Il choisissait intentionnellement de mettre un terme à toutes ces foutues réflexions qui étaient venues s’immiscer entre eux jusqu’à présent. Ce soir leur appartenait. Il n’y avait plus d’un côté cette fraîche et pétillante humaine et de l’autre cet être sanguinaire angoissé et préoccupé. Aujourd’hui deux individus, deux égaux, jouaient ensemble dans la même équipe. Il était temps pour lui de laisser tomber ce masque d’homme lambda et mortel, perdu comme tous les autres sur une partie du globe. Sans doute risquait-il d’exposer son véritable visage, celui d’un monstre assoiffé et inhumain. Il espérait seulement qu’Evelyn parviendrait à dépasser les apparences pour peut-être, ensuite, se rendre compte que derrière sa fragilité sincère se cachait quelqu’un de vulnérable. Son mensonge n’était que partiel. En aucun cas il n’avait joué un rôle en sa présence. Jamais il n’avait arboré les traits d’une autre personne. D’accord le « vrai lui » était officiellement mort des siècles auparavant, mais cela n’enlevait rien à son honnêteté et à la véracité de ses sentiments à son égard.

Glissant une main sous sa cuisse tandis que l’autre venait se bloquer dans le centre de son dos, Bleidd se remit prestement en position assise, attirant bien entendu l’infirmière avec lui. Il reposa un pied au sol, puis l’autre, avant d’attraper la jeune femme sous les fesses et de la porter avec une facilité déconcertante. Une fois qu’il sentit ses jambes dénudées s’enrouler autour de sa taille, il repartit désespérément à l’assaut de ses lèvres qu’il embrassa goulument tout en se mettant en marche vers l’escalier dont il gravit rapidement les marches. Lorsqu’ils arrivèrent dans l’imposante chambre – seule pièce située en étage – l’Ecossais poursuivit ses grandes enjambées en direction du lit sur lequel il la laissa tomber, lui avec. Ses lèvres rosies déposèrent un baiser timide sur le centre de son ventre plat alors que ses doigts taquinaient déjà le tissu de son sous-vêtement inférieur. Sans pouvoir anticiper l’action, ses crocs sortirent abruptement sans pour autant avoir été invités à le faire. Hésitant, le vampire demeura le visage enfoui contre son ventre durant quelques secondes qui prirent l’allure d’interminables heures. Se hissant à l’aide de ses bras jusqu’à sa hauteur, il s’appuya sur un coude et couvrit sa joue de sa main libre. Ses yeux d’un bleu électrique scrutèrent la moindre de ses réactions avant qu’une pulsion soudaine le pousse à loger sa tête dans le creux de son cou. Il y lova son visage, ses lèvres allant et venant sur sa douce peau, puis plaqua sa main sur le coussin près de l’oreille d’Evelyn. Coussin que ses doigts serrèrent fermement alors que ses crocs se plantaient lentement dans sa chair tiède. Les pulsations affolées de son petit cœur éveillèrent son instinct de prédateur. Néanmoins, ses gestes restaient précis et sensuels. Aucun débordement n’était à prévoir. Son bassin se colla fortement au sien tandis que sa bouche aspirait frénétiquement ce liquide dont il avait tant besoin et qui lui avait bien manqué au cours de ces dernières années.

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MessageSujet: Re: There won't be anything left [R.] Ven 9 Sep 2011 - 22:07

Elle ne pouvait plus faire machine arrière désormais. Bien sûr techniquement, elle pourrait arrêter tout contact en prétextant un mal de crâne ou autre chose mais la vérité était qu’elle n’en avait tout simplement pas envie. Ce qui était en train de se passer, elle en avait secrètement envie depuis des mois. Depuis la dernière où un tel contact entre eux s’était passé à vrai dire. Cette fois-ci il était hors de question qu’elle reste sur sa faim, comme la dernière fois et c’est pour cette raison qu’elle fut ravie de voit qu’il ne semblait pas pris de remords à profiter de la situation. Peut être était-ce parce qu’elle lui avait donné le feu vert mais quoiqu’il en soit Evy ne pouvait s’empêcher de repenser à la dernière fois. Ils étaient chez elle lorsqu’ils avaient failli passer à l’acte, sans doute n’aimait-il pas l’appartement de la jeune femme qui sait ? Ou alors il était vraiment le genre de type à préférer profiter d’une femme complètement saoule… Evelyn ignorait pourquoi son esprit s’était mit à mettre les voiles, à croire qu’il n’y avait plus que son enveloppe physique sur ce canapé avec cet homme.
Mais bien vite ce qu’il lui murmura la ramena bien vite à sa place et toutes les questions qu’elle pouvait se poser s’envolèrent et elle put enfin profiter de l’instant présent. Elle pourrait regretter demain matin si elle le désirait mais pas maintenant. Il venait de lui dire qu’elle était magnifique, comment pouvait-elle penser qu’il n’était qu’un petit profiteur alors que tout ce qu’il lui disait lui semblait sincère. Evelyn eu envie de répliquer – en réalité elle avait toujours envie de parler, alcool oblige – mais elle n’en fit rien, persuadée qu’elle gâcherait tout. Au lieu de cela elle se contenta d’un léger baiser sur les lèvres de son ami.

Puis tout s’enchaîna encore bien trop vite pour la jeune femme. Il y a une seconde elle était allongée sur le canapé et voilà maintenant qu’elle se trouvait enroulée autour de lui alors qu’il était en train de la conduire Dieu sait où. De plus elle ne pouvait pas poser la question puisqu’il ne semblait pas disposé à laisser le moindre répits à ses lèvres. Pas qu’elle ai à se plaindre. Au contraire, voir qu’il l’emmenait à l’étage la fit sourire, à croire qu’il était télépathe car Evelyn mourait d’envie de lui préciser que si les choses devaient continuer ainsi alors son canapé n’était pas des plus confortables. Elle fut prise d’un léger vertige lorsqu’il la laissa tomber sur le lit avant de la rejoindre aussitôt. Et c’était à cet instant qu’ils s’étaient arrêtés la dernière fois. Elle ne portait pas plus de vêtements et lui non plus, ils se trouvaient sur un lit comme maintenant et comme cette fameuse fois il sembla hésiter. Ah non pas cette fois mon vieux pensa-t-elle alors qu’il avait le visage posé sur son ventre.
«Je pense que j’ai toujours trop de vêtements sur moi » lança-t-elle avec un sourire amusé qu’il ne pouvait voir. Et alors que la brunette s’attela à enlever ses sous-vêtements – alias les derniers obstacles – Bleidd se décida enfin à bouger. Mais c’est Evy qui se figea dès qu’elle vit son visage.

L’infirmière était presque certaine que son cœur venait de s’arrêter pendant une seconde lorsqu’elle vit le visage du jeune homme. Elle ne savait pas si elle avait bien vu, après tout la lumière pouvait lui jouer des tours mais elle pouvait affirmer avoir vu des crocs. Et c’est à ce moment là qu’elle réalisa qu’elle était au lit avec un vampire. Non, elle était nue au lit avec un vampire. Vampire qui venait de sortir les crocs et qui avait maintenant le visage plongé sur son cou. Evelyn savait que ça allait arriver, c’était logique mais tout de même lorsqu’elle sentit qu’il était en train de la mordre elle ne put s’empêcher de pousser un gémissement et de serrer aussi fort que possible les draps. Puis elle décida de s’en prendre directement à Bleidd en enfonçant ses ongles sur sa peau. Ses bras, puis sur son dos. Elle avait la possibilité de lui demander, de le supplier d’arrêter mais elle n’en fit rien. Oui, c’était douloureux mais pas si désagréable que ça. Il lui était impossible de décrire exactement la sensation mais elle savait que ça ne la dérangeait pas plus que ça. Et rien que le fait de penser une telle chose, elle en éprouva une gêne sans précédent. Un vampire était en train de la mordre et elle ne trouvait pas cela si déplaisant, qu’est ce qui n’allait pas chez elle ?

Son cœur battait à toute vitesse. En espérant qu’il sache s’arrêter à temps. Elle ne pensait pas vraiment à ça lorsqu’elle lui avait dit ‘vas-y’. La prochaine fois, elle serait plus prudente et ferait attention aux signaux qu’elle pourrait éventuellement lui envoyer.





[ça craint. C'est nul. Je m'excuse. ]

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MessageSujet: Re: There won't be anything left [R.] Dim 18 Sep 2011 - 23:20

Combien de fois avait-il été tenté de planter ses dents aiguisées dans la chair tendre de son amie durant les derniers mois écoulés ? Cette charmante enveloppe corporelle hélas bien vide à l’intérieur mais qui, de l’extérieur, donnait l’impression d’avoir énormément de choses à déclarer. Bleidd s’était lié d’amitié – et bien plus encore – avec cette pauvre âme dépérie que possédait Evelyn. Leurs degrés respectifs de sensibilité n’étaient certes pas comparables, mais dès le premier jour de leur rencontre, il avait perçu cette tristesse translucide que reflétait inconsciemment son regard marron. La disparition de sa sœur avait bousculé sa vie tout comme sa présence dans son quotidien avait chamboulé ses habitudes. En somme, ce n’était pas rien. Malgré de nombreuses recherches qui restèrent vaines, il n’avait pu résoudre ce mystère étrange qui planait autour du décès potentiel de la jeune Galloway qui n’avait laissé aucune trace sur son chemin. Dans pareille situation, le vampire était persuadé que l’un des siens se trouvait derrière cette histoire mais lui révéler la vérité aurait été, pour elle, bien trop difficile à encaisser. Il le savait pertinemment. C’est pourquoi, encore aujourd’hui, il la laissait mener ses petites enquêtes peu concluantes afin qu’elle ne perde pas définitivement espoir. Ce n’était pas totalement lui venir en aide de faire une telle chose, car jamais elle ne serait en mesure de tirer un trait sur ce membre important de sa famille, et dans un second temps renouer ces liens perdus avec ses géniteurs. Mais il ne pouvait vraisemblablement pas se résoudre à entacher davantage son image – déjà sérieusement amochée – des vampires en règle générale. Pour son propre bien, oui. Mais l’égoïsme de Perkins n’était désormais plus à prouver, tout comme sa générosité énorme auprès des humains promettait de le faire prochainement courir à sa perte. Pour toutes ces raisons, il s’était jusque là toujours contrôlé quant à ses envies sanguinaires impulsives, quitte à évacuer sa frustration trop grande sur un pauvre innocent trouvé là, au mauvais endroit, au mauvais moment.

Ce moment était peut-être extrêmement mal choisi mais Bleidd n’en pouvait tout simplement plus. Toute cette pression sur ses épaules, toute cette retenue, ce silence pesant. Tout. Tout le fatiguait à un point qu’il était surpris de constater. Même si le sommeil ne voulait plus rien dire pour lui depuis de longs siècles maintenant, l’épuisement moral jouait un très grand rôle dans ses coups de blues devenus récurrents. Désormais, l’un comme l’autre, ils ne pouvaient strictement pas revenir en arrière. Leurs corps dénudés prouvaient clairement que les dés avaient déjà été lancés. L’Ecossais avait attendu ce moment depuis bien trop longtemps pour envisager ne serait-ce qu’une seule petite seconde d’interrompre cet instant. Le respect sur-joué qu’il entretenait à son égard s’effilochait à une vitesse affolante plus les secondes s’égrenaient. Bien sûr, il la tenait toujours en très haute estime. Seulement la vérité se devait enfin d’éclater au grand jour. Réflexion intelligemment ficelée ou simple intuition, dans tous les cas il était persuadé qu’Evelyn n’était pas totalement honnête avec lui ce soir. Comme tous les autres depuis un petit moment déjà, d’ailleurs. De manière indescriptible, les choses devenaient incroyablement plus claires pour lui. Ce changement brusque de réaction lorsqu’il l’approchait d’un peu trop près. Ce refus presque catégorique d’être touchée par lui. Et surtout, ce manque de communication entre eux. Elle était au courant. Il ignorait comment une telle chose avait pu se produire et réduire à néant ses nombreux efforts des derniers mois. Elle avait voulu faire bande à part dans cette aventure un peu trop périlleuse pour une simple mortelle ? Il espérait grandement que le voyage lui avait jusque là plu car les prochaines minutes risquaient fortement de perturber ses petits plans initiaux.

Il n’avait aucune envie de la blesser, bien qu’une pointe de déception s’écoulait désormais à travers ses veines inactives. Tout ce qu’il souhaitait, c’était lui donner autant de plaisir que lui en avait en se délectant de son essence vitale. Il étouffa un léger grognement au contact des ongles de la jeune femme qu’elle planta un peu partout dans sa peau gelée. Dans un mouvement synchronisé du bassin, il ne fit qu’un avec elle. Ses lèvres continuaient d’aspirer son sang par petites lampées sensuelles jusqu’à finalement s’interrompre. D’un coup de langue précis, il débarrassa la peau de sa nuque de toute trace rougeâtre, ainsi que ses propres lèvres qu’il se lécha avec gourmandise. Seuls deux petits trous, certes encore à vif, prouvaient qu’un vampire était passé par là. Une fois ses longues dents rétractées, il plaça son visage au-dessus du sien et esquissa un faible sourire destiné à la rassurer. Elle n’avait qu’à l’observer d’un peu plus près et de juger par elle-même, il était toujours le même. Le même Bleidd qui avait toujours pris soin d’elle. Le même Bleidd qui n’avait cessé de la faire passer avant sa propre survie. Le même Bleidd qui s’était torturé corps et âme pour lui plaire en ingurgitant régulièrement de la nourriture humaine pour lui faire plaisir, quitte à critiquer ses talents culinaires simplement pour la taquiner un peu. Elle n’avait pas plus de raison qu’hier de se sentir menacée par lui. C’est le message qu’il chercha à lui transmettre durant cet acte charnel particulier. Jamais ses crocs ne refirent surface. Il s’appliqua avec soin dans chacun de ses gestes, desquels ressortaient une douceur légèrement en contraste avec sa condition mais que le vampire assumait pleinement. Cette délicatesse qui le caractérisait tant et dont la jeune femme avait de toute évidence manquée depuis un temps certainement long. Ce qui, par ailleurs, paraissait bien étrange. Comme toutes les femmes de ce monde, Evelyn ne demandait qu’à être cueillie comme la plus délicate des fleurs. Et elle le méritait amplement.

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MessageSujet: Re: There won't be anything left [R.] Lun 26 Sep 2011 - 22:17

Une question était en train de l’obséder alors qu’un vampire était en train de la mordre : Est-ce que son sang avait bon goût ? C’était idiot mais Evelyn ne pouvait s’empêcher de se demander si son propre sang était agréable à avaler, enfin pour un vampire bien entendu. Est-ce que chaque humain avait un goût différent ? La brunette était encore assez sonnée pour poser la question à Bleidd alors qu’il était en train de boire son sang comme si elle n’était qu’une vulgaire brique de jus d’orange il ne lui manquait plus qu’une paille – cette idée la fit sourire – mais pourtant elle ne fit rien pour le stopper dans ses gestes. Certes, elle l’avait tant désiré ce contact physique avec lui mais ce n’était pas ça qui était à l’origine de son plaisir, du moins ça l’était en partie. Evy avait mis tout cela sur le dos de l’alcool et de ses effets qui étaient vraiment néfastes comme pourquoi n’était-elle pas en train de hurler alors qu’il allait éventuellement la vider de son sang et pourquoi trouvait-elle cela secrètement excitant ? Quelque chose n’allait pas dans sa petite tête. Lorsqu’il en eu terminé avec elle, l’infirmière l’observa un long moment. Il n’avait aucune trace de sang sur le visage, plus de crocs… Il était redevenu un être humain à ses yeux. Elle ignorait combien de temps s’était écoulé entre le premier verre de vin avalé et cet instant mais elle se sentait épuisée.
Comme si toute cette nuit avait été des plus naturelles, Evelyn déposa un baiser sur les lèvres de Bleidd en lui lançant un sourire timide avant de s’endormir paisiblement à ses côtés.

Les lendemains de fêtes sont toujours douloureux à ce qu’il paraît. Et c’était vrai. La brunette venait d’ouvrir les yeux et sentait déjà qu’elle allait subir cette migraine épouvantable toute la journée. Elle se souvenait avoir bu…Beaucoup. Le reste fut flou durant quelques instants jusqu’à ce qu’elle sente un corps présent à ses côtés. Elle se tourna pour apercevoir son ami. Evy lui fit un geste de la main pour lui dire bonjour puis réalisa enfin que sous les draps elle était bel et bien nue. Elle laissa tomber sa tête sur l’oreiller alors que quelques souvenirs de la nuit précédente était en train de refaire surface. Anniversaire, alcool, canapé, un baiser, un lit, plus de vêtements…Et la suite était plus qu’évidente à partir de là. Mal à l’aise, l’infirmière avait bien du mal à croiser le regard de son ami. Peut être parce qu’elle n’avait absolument aucun souvenir de leur rapport. Et d’ailleurs peut être qu’il ne s’était rien passé, pour effacer les doutes, elle se redressa – prenant soin de se servir du drap pour bien se recouvrir. La pudeur de la brunette était revenue – et adressa un regard à Bleidd
«Est-ce qu’on à… Est-ce qu’il s’est passé quelque chose ou alors j’ai juste enlevé mes vêtements sans raison ? » C’était arrivé une fois, lors d’une soirée trop arrosée mais c’était une autre histoire. Non, Evelyn voulait juste une confirmation parce qu’elle doutait sincèrement que son ami n’ai simplement fait que de la mettre au lit, comme ça.
Elle repéra ses sous-vêtements qu’elle enfila aussitôt.
«Je suis désolée je ne me souviens plus de tout… » fit-elle avec un petit rire nerveux avant de poser sa main sur celle de son ami. Elle ne savait plus ce qu’elle devait ressentir pour lui, tout était confus et on pouvait dire que c’était le chaos dans son esprit.

«Il faut que j’aille avaler quelque chose » lança-t-elle alors qu’elle était déjà debout sur ses deux pieds, se sentant légèrement faiblarde. «Je me sens…Bizarre. » Et c’était le cas, elle ignorait si elle arriverait saine et sauve à la cuisine puisqu’elle avait du mal à tenir sur ses deux jambes. Soudain elle eu un flash, le visage de Bleidd avec des crocs. Elle s’arrêta net avant de poser lentement sa main sur sa nuque, son cœur se mit à s’emballer lorsqu’elle sentit deux petit trous. Les larmes commençaient à lui monter aux yeux et elle s’effondra sur le sol. Tout était réel. Il était bien un vampire, plus aucun doute n’était possible et elle espérait qu’il ne la prenne pas pour une idiote et qu’il ne lui fasse croire que ce n’était pas lui. «Tu es un menteur. Qu’est ce que tu m’a fait ? » Sa main était toujours posée sur sa nuque, les souvenirs étaient de plus en plus clairs et les sensations aussi. Et même si les larmes étaient en train de couleur, Evelyn ressentait un mélange de tristesse mais surtout de colère elle avait envie de casser tout ce qu’elle pourrait trouver.
«Dis-moi juste pourquoi tu as joué avec moi pendant tout ce temps et ensuite tu pourra me tuer si tu veux… »

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